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Photo publiée par Sea Shepherd Australie montrant le pont ensanglanté d'un navire japonais après le dépeçage d'une baleine dans l'Antarctique en janvier 2013.

KEYSTONE/EPA/TIM WATTERS / SEA SHEPHERD AUSTRALIA / HANDOUT

(sda-ats)

Les opérateurs de baleiniers japonais ont annoncé mardi un accord avec l'organisation écologiste Sea Shepherd qui, selon eux, s'engage à ne plus approcher les navires chassant les cétacés. L'ONG en a minimisé la portée et promis de continuer le combat.

Selon les termes de l'accord conclu devant la justice américaine, Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), Paul Watson, célèbre défenseur des océans, et "toute personne agissant de concert avec eux ont interdiction d'attaquer physiquement les bateaux de recherche et l'équipage, et de mettre en danger leur navigation en mer", assurent dans un communiqué l'Institut de recherche sur les cétacés (IRC) et l'armateur Kyodo Senpaku.

Tous deux effectuent des "missions" baleinières pour le compte du Japon.

"Ils n'ont pas le droit de se poster à moins de 457 mètres des baleiniers et la SSCS ne peut fournir de fonds pour faciliter les attaques par d'autres entités de Sea Shepherd", ajoutent-ils.

Malgré une "injonction préliminaire" datant de la fin 2012, les activistes de Sea Sheperd avaient poursuivi leur campagne de harcèlement, donnant lieu à des affrontements en haute mer. Les autorités japonaises ont maintes fois qualifié de "terroristes" les méthodes militantes employées par cette organisation.

Branche américaine seule concernée

Si la partie nippone salue l'épilogue d'un long feuilleton judiciaire entamé en 2011, Sea Shepherd a aussitôt minimisé la portée de cet accord. La décision "affecte seulement notre branche américaine", a réagi le directeur de Sea Shepherd, Alex Cornelissen, dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Les autres entités de Sea Shepherd ne sont pas régies par le système judiciaire américain. (...) Sea Shepherd Global et ses entités dans le monde, à l'exception des Etats-Unis, continueront à s'opposer à cette illégale chasse japonaise dans l'Antarctique", a-t-il insisté.

Les baleiniers japonais avaient repris le chemin de l'Antarctique fin 2015 après un an de suspension due à une décision de la Cour internationale de justice (CIJ).

Depuis le moratoire mondial de 1986, le Japon continue de chasser et vendre de la chair de baleine en détournant une clause qui tolère la recherche létale sur les mammifères.

sda-ats

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