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Contrairement au Parlement, le chef de l'armée André Blattmann trouve qu'il serait "bon et important" que le peuple puisse s'exprimer sur l'achat de nouveaux avions de combat. "Une décision populaire donne de la légitimité", a-t-il déclaré dans une interview au "SonntagsBlick".

En raison de la crise économique, le moment est "judicieux" pour acheter des avions de combat, a ajouté André Blattmann. Le contrat avec les fournisseurs prévoit en effet des contreparties pour les entreprises suisses. "Si nous n'arrivons pas à convaincre le peuple, ce sera de notre faute", a-t-il précisé.

En septembre, le Parlement a décidé que l'achat de 22 avions ne pourra pas être combattu par référendum. Le choix du type d'engins devrait encore intervenir cette année. Parallèlement, le gouvernement veut détailler les conséquences financières de cet achat.

Les Verts favorables à un référendum

Suite au choix du Parlement, différents conseillers fédéraux ont fait savoir que cet achat allait conduire à des économies forcées dans d'autres domaines. Les plus touchés pourraient être les infrastructures, la formation et la recherche, ainsi que l'aide au développement.

Les directeurs cantonaux de l'instruction publique ont exprimé leur inquiétude la semaine dernière. Les dépenses plus élevées pour l'armée ne doivent en aucun cas entraîner des coupes dans le budget consacré à la formation.

Le chef de l'armée partage l'avis exprimé une nouvelle fois samedi par les Verts lors de leur assemblée des délégués de s'en référer au peuple. Selon les écologistes, si la décision du Conseil fédéral est sujette finalement à référendum, le parti en lancera un. Dans le cas contraire, les Verts soutiendront une initiative qui demande un moratoire.

ATS