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Oskar Freysinger a dû répondre aux questions urgentes des députés au Grand Conseil valaisan (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

La démission puis la nomination au collège de St-Maurice de l'ancien chef du service valaisan de l'enseignement Jean-Marie Cleusix ont occupé vendredi le Grand Conseil. Sur la sellette, Oskar Freysinger a répondu aux questions pressantes des députés.

L'affaire Cleusix était au coeur de cinq interpellations urgentes. Les députés de tous bords politiques ont fait part de leur consternation et de leurs préoccupations face à une affaire qui défraye la chronique et "apporte chaque jour son lot de nouvelles rumeurs".

Selon Oskar Freysinger, chef du département valaisan de la formation, Jean-Marie Cleusix n'a plus réussi à assumer sa charge de chef de service dans le courant de cette année: "Il était dépassé par les événements et avait des problèmes de santé".

Démission contre nomination

Le 27 juillet dernier, Jean-Marie Cleusix annonce sa démission. A trois semaines de la reprise scolaire, le département choisit de négocier son départ: démission contre nomination.

"C'était la seule et la moins dommageable des solutions", estime Oskar Freysinger. "Elle a permis d'éviter une lourde procédure durant laquelle il aurait fallu continuer à verser les salaires de chef de service sans pouvoir repourvoir le poste". Jean-Marie Cleusix a accepté cette solution qui ne servait pas son intérêt d'un point de vue financier, a souligné le chef de département.

Sans frais supplémentaires

Transférer un fonctionnaire d'un poste à un autre sans mise au concours est légal, a souligné Oskar Freysinger. Le conseiller d'Etat a encore indiqué que Jean-Marie Cleusix dispose des diplômes requis pour enseigner les branches qui lui ont été attribuées et qu'il a enseigné 27 ans la philosophie "sans avoir eu de problème apparemment".

L'opération Cleusix n'a pas coûté d'argent à l'Etat du Valais, assure Oskar Freysinger. L'ancien chef de service bénéfice d'un statut de professeur, sans avantages particulier. L'intérim à la tête du service de l'enseignement est assuré par son adjoint, sans indemnités supplémentaires. Ces dernières ne sont versées qu'à partir du sixième mois de remplacement, et le département compte bien se doter d'un nouveau chef de service d'ici là.

sda-ats

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