Affluence en baisse au carnaval de Nice, sept mois après l'attentat


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Le carnaval de Nice s'est ouvert sous très haute sécurité.

KEYSTONE/AP/HENRI GRIVOT

(sda-ats)

Sept mois après un attentat qui a fait 86 morts, le carnaval de Nice a été lancé samedi en France, entouré de mesures exceptionnelles de sécurité. Mais l'affluence était nettement en baisse par rapport aux précédentes éditions.

La parade se déroule pour la première fois derrière des palissades, l'accès se faisant par des portiques de sécurité. Les déguisements prêtant à confusion, sabres de pirate et autres fusils ou pistolets de cow-boy, sont quant à eux proscrits.

Le carnaval évite par ailleurs la promenade des Anglais, où un Franco-Tunisien avait lancé un camion dans la foule le 14 juillet, le jour de la fête nationale française, au profit d'un circuit dans le centre-ville. Aucun événement n'est autorisé sur ce boulevard longeant la mer Méditerranée jusqu'au premier anniversaire de l'attaque, par respect envers les victimes.

20% de réservations en moins

Seize chars piqués chacun de 3000 tiges de fleurs, cinq tonnes de mimosa, des dizaines d'artistes de rue et de danseurs: côté spectacle, la manifestation a été impressionnante, mais, côté public, le souvenir de l'attentat était présent dans toutes les têtes.

"On a comme un sentiment de flottement", a commenté Louis, un trentenaire. "On le voit aux tribunes qui ne sont pas pleines. On a l'impression que ce n'est pas comme d'habitude".

L'affluence laisse un peu dépités les organisateurs. "Nous n'avions jamais fait un lancement de carnaval à moins de 9000 ou 9500 spectateurs", a noté le directeur de l'office du tourisme. "Là, on doit être à 7000", sur une capacité de 14'000 places debout ou assises, a-t-il estimé.

Les réservations sont pour le moment en baisse de 20% par rapport à l'édition 2016, qui avait enregistré 240'000 entrées payantes sur un total de 600'000 visiteurs pendant la quinzaine du carnaval.

ATS

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