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Julian Alaphilippe a impressionné lors de la 4e étape de Paris - Nice, un contre-la-montre de 14,5 km qui finissait au Mont Brouilly. Il s'est imposé nettement et a revêtu le maillot jaune de leader.

"C'était un très bon parcours pour moi", a expliqué Alaphilippe (Quick Step), qui a repoussé à 19 secondes l'Espagnol Alberto Contador, deuxième de cette étape qui se terminait par une montée de 3 kilomètres à 7,7 % de pente.

Nanti d'une avance de 27 secondes sur l'ancien vainqueur du Tour de France au bénéfice d'une première partie très rapide sur les routes serpentant entre les vignobles du Beaujolais, Alaphilippe a résisté ensuite dans la montée de la Chapelle. Contador, très à l'aise dans sa position habituelle en danseuse, n'a pu lui reprendre que 8 secondes.

Au classement général, l'Espagnol, en retard le premier jour dans les Yvelines, pointe désormais à plus d'une minute et demie. En revanche, Gallopin s'est montré excellent dans l'exercice (3e à 20 secondes).

"C'est un Paris-Nice magique !", s'est même exclamé le Français de l'équipe Lotto qui est remonté à la deuxième place du classement, à 33 secondes. "Je n'ai pas dit mon dernier mot", a-t-il promis. Mais Gallopin a reconnu qu'il sera "difficile d'aller chercher" Alaphilippe avant le terme de l'épreuve, dimanche à Nice. Surtout au vu de la forme affichée par le vainqueur, très impressionnant sous le ciel pluvieux du Beaujolais.

Malicieux et casse-cou

Alaphilippe, qui avait déjà surpris l'an passé en limitant la perte de temps dans le contre-la-montre du Tour de Californie, a distancé cette fois de 33 secondes le Russe Ilnur Zakarin, l'un des candidats à la victoire finale. Et de 48 secondes le grimpeur colombien Sergio Henao, qui a lâché 15 secondes dans la seule montée du Mont Brouilly.

Le puncheur auvergnat (24 ans), de caractère malicieux et de nature casse-cou, a suscité l'admiration de son équipe ("on n'avait jamais vu un coureur aller aussi vite dans les virages"). Il a enlevé au Mont Brouilly le premier chrono de sa carrière. En attendant peut-être de remporter une course par étapes d'une semaine de niveau mondial, une performance qu'aucun Français n'a réussie depuis 2007.

"Ce n'est pas gagné, la fin de semaine s'annonce difficile. Trente secondes ou une minute, ce n'est pas grand-chose dans un col de 15 kilomètres", a tempéré Alaphilippe, passé à plusieurs reprises à côté d'une grande victoire l'an passé, sur des étapes du Tour de France et aussi les courses d'un jour (2e de la Flèche Wallonne, 4e aux JO de Rio).

Le précédent leader, Arnaud Démare, le seul à avoir devancé Alaphilippe dimanche lors de l'ouverture de Paris-Nice, a reculé logiquement dans ce contre-la-montre."Je n'ai rien à regretter, je me suis appliqué mais c'était trop dur pour moi", a souri le Picard de l'équipe FDJ,

Démare et les autres sprinteurs auront une dernière chance, jeudi, dans la 5e étape, longue de 199,5 kilomètres entre le Beaujolais et Bourg-de-Péage. Le final emprunte les routes de la vallée du Rhône avant les trois dernières journées dans l'arrière-pays provençal et azuréen.

ATS