Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Amgen, fondée en 1980 et basée en Californie, est une des biotechs les plus en vogue avec un portefeuille garni de traitements innovants, dont les prix sont très élevés (archives).

KEYSTONE/AP/RIC FRANCIS

(sda-ats)

Amgen a publié jeudi soir des résultats annuel et trimestriel supérieurs aux attentes, reflétant une amélioration de ses marges malgré la pression des génériques. Le numéro un mondial des biotechnologies a toutefois livré des prévisions 2017 décevantes.

Le bénéfice net 2016 a augmenté de 11,3% à 7,72 milliards de dollars (7,66 milliards de francs) pour un chiffre d'affaires de 22,96 milliards, en hausse de 6,13%. Au quatrième trimestre, le résultat net a, lui, progressé de 7,5% à 1,94 milliard de dollars pour des revenus de 5,97 milliards, en hausse de 7,7%.

Par ailleurs, Amgen annoncé des résultats positifs d'une étude très attendue sur son traitement du cholestérol Repatha, concurrent du Praluent duo franco-américain Sanofi-Regeneron. Les deux médicaments appelés PCSK9 sont des anticorps qui ciblent le foie pour abaisser le taux de cholestérol.

L'étude réalisée auprès d'un grand nombre de patients souffrant du coeur montre que le Repatha réduit le risque d'infarctus et de crises cardiaques, a annoncé le groupe. Ces données positives devraient donner un coup de fouet aux ventes de ce traitement onéreux, qui est présenté comme un potentiel "blockbuster".

Toutefois, son chiffre d'affaires a tout juste atteint 58 millions de dollars au quatrième trimestre. Et sur l'ensemble de l'année, les ventes de cet anti-cholestérol, commercialisé depuis fin 2015, se sont élevées à 101 millions de dollars.

Les assureurs santé et gestionnaires de dépenses de santé américains rejettent actuellement 75% des prescriptions du Repatha en attendant des preuves concrètes de son efficacité.

Ventes en hausse

Lors de l'année écoulée, Amgen a réussi à apaiser les craintes des investisseurs sur la croissance des ventes d'Enbrel, son traitement contre les maladies auto-immunes qui représente 25% du chiffre d'affaires. Elles ont bondi de 11% à 5,72 milliards de dollars en dépit de la concurrence de nouveaux arrivants comme Xeljanz de Pfizer et Otezla de Celgene.

A l'exception du Neulasta (leucémie) et de l'anti-cancéreux Neupogen, dont les recettes ont reculé respectivement de 1% à 3,92 milliards de dollars et de 27% à 534 millions, les ventes des autres médicaments ont augmenté.

Les recettes du traitement Xgeva, qui vise à prévenir les fractures des patients dont le cancer a touché le système osseux, ont progressé de 9% à 1,11 milliard de dollars.

Les revenus générés par le Prolia (ostéoporose) ont augmenté de 25% à 1,05 milliard de dollars, tandis que ceux du Kyprolis (cancer du sang), commercialisé depuis quelques mois aux Etats-Unis, ont bondi de 35% à 554 millions.

Prudence

Amgen a livré des prévisions prudentes pour 2017, avec un chiffre d'affaires attendu entre 22,3 et 23,1 milliards de dollars - le consensus est actuellement à 23,3 milliards. Le laboratoire a néanmoins habitué le marché à des révisions à la hausse de ses objectifs en cours d'année.

Amgen, fondée en 1980 et basée en Californie, est une des biotechs les plus en vogue avec un portefeuille garni de traitements innovants, dont les prix sont très élevés.

ATS