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L'ancienne présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon (2e depuis la gauche lors d'un séminaire à l'Elysée) a été mise en examen (archives).

KEYSTONE/AP/Remy de la Mauviniere

(sda-ats)

L'ancienne présidente du directoire d'Areva Anne Lauvergeon a été mise en examen vendredi dans l'enquête sur la valorisation de la société minière Uramin, a-t-on appris de source judiciaire. Le rachat de cette société en 2007 a tourné au désastre financier.

La mise en examen de Mme Lauvergeon porte sur les chefs de présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, a-t-on indiqué. Elle a été entendue toute la journée par les juges d'instruction chargés du dossier a également été placée sous le statut de témoin assisté pour abus de pouvoir.

Les juges lui reprochent d'avoir présenté des comptes inexacts pour masquer des dépréciations d'actifs liées à l'acquisition de ces mines d'uranium pour 1,7 milliard d'euros.

Les mines en question, principalement en Namibie, en Centrafrique et en Afrique du Sud, se sont révélées peu rentables, voire inexploitables.

Fukushima

Anne Lauvergeon, écartée en 2011 après dix ans à la tête du groupe d'énergie nucléaire, explique quant à elle les dépréciations d'actifs en partie par l'effondrement des cours dû à la catastrophe de Fukushima, au Japon.

Selon elle, le rachat d'Uramin était par ailleurs nécessaire pour garantir les approvisionnements d'Areva en uranium dans un contexte de hausse des prix durant les années 2000.

Dans un autre volet de l'affaire, l'époux d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric, a été mis en examen pour délit d'initié et blanchiment. Il est soupçonné d'avoir réalisé une plus-value grâce à des informations confidentielles dont il aurait bénéficié au sujet de l'acquisition d'Uramin.

Ces deux enquêtes, qui faisaient initialement l'objet d'une seule et même enquête préliminaire, ont été ouvertes à la suite d'un signalement par la Cour des comptes, en février 2014.

sda-ats

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