Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un tiers des sondés ont toutefois estimé que François Fillon doit néanmoins maintenir sa candidature à la présidentielle (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Le candidat à la présidentielle française François Fillon a tenté mardi de relancer une campagne plombée par des soupçons d'emplois fictifs, au lendemain de ses "excuses". Selon un sondage, les deux tiers des Français n'ont pas été convaincus par ses explications.

Après deux semaines de tourmente qui lui ont fait perdre son statut de favori de la course, l'ex-Premier ministre conservateur a tenu une réunion avec des parlementaires de son camp avant un déplacement dans le nord-est de la France.

Il n'y a "pas de plan B" mais "juste un plan A comme Attaque", a-t-il martelé. Il doit poursuivre son offensive avec la publication d'une "lettre aux Français" mercredi dans la presse régionale.

Lundi, le candidat conservateur a défendu la "légalité" des emplois de ses proches lors d'une longue conférence de presse. Mais il a aussi reconnu que ces pratiques choquaient aujourd'hui l'opinion publique et a pour la première fois présenté ses "excuses" aux Français.

Proches soutiens mobilisés

Alors que son propre camp commençait à s'alarmer de la perspective d'une élimination dès le premier tour, ses plus proches soutiens ont de nouveau fait bloc.

"Le socle a tenu" et "on est repartis en campagne", a assuré Christian Jacob, patron des députés de son parti, Les Républicains. Il "a prouvé qu'il était vraiment le patron" et "qu'il n'y avait pas de plan B", a affirmé Bruno Retailleau, son coordinateur de campagne.

"La question, ce n'est pas de savoir si les politiques sont convaincus, la question c'est les Français", a nuancé Nathalie Kosciusko-Morizet, députée et candidate malheureuse à la primaire de la droite en novembre dernier.

Deux tiers pas convaincus

Les Français semblent effectivement moins sensibles aux arguments avancés par François Fillon. Selon un sondage publié mardi, deux tiers d'entre eux (65%) n'ont pas été convaincus par ses explications sur le travail rémunéré de ses proches. Ils sont plus d'un tiers (35%) à estimer qu'il doit néanmoins maintenir sa candidature à la présidentielle.

Dans son camp, chez les sympathisants de la droite et du centre, la proportion des personnes souhaitant que François Fillon maintienne sa candidature s'élève à 59%, en hausse de neuf points, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico réalisé après sa conférence de presse.

Deux tiers de ces sympathisants (66%) pensent que l'ex-Premier ministre remportera probablement ou certainement l'élection présidentielle, soit six points de plus. Auprès de l'ensemble des Français, en revanche, 72% estiment que François Fillon ne l'emportera probablement ou certainement pas.

ATS