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"La perte de Ko Ni est une grande perte pour notre NLD. Il a travaillé pour nous pendant de nombreuses années avec ses convictions", a déclaré Aung San Suu Kyi.

KEYSTONE/AP/THEIN ZAW

(sda-ats)

La dirigeante de facto de la Birmanie Aung San Suu Kyi a rompu un mois de silence dimanche sur l'assassinat de son conseiller, Ko Ni, un célèbre avocat musulman. Elle a déploré une "perte énorme" dans le combat pour la démocratie de son pays.

Connu pour ses discours sur la tolérance religieuse et ses critiques envers la junte militaire, Ko Ni avait été abattu le 29 janvier à l'extérieur de l'aéroport de Rangoun. Le meurtre du conseiller juridique de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD, au pouvoir) d'Aung San Suu Kyi avait semé l'effroi. Un chauffeur de taxi, Ne Win, avait également été abattu par le meurtrier présumé en tentant de l'empêcher d'ouvrir le feu.

Les autorités ont déclaré que le meurtre avait été commandité par un ancien officier de l'armée désormais en fuite. La NLD avait parlé d'assassinat politique et "d'acte terroriste", mais Mme Suu Kyi était restée silencieuse.

"La perte de Ko Ni est une grande perte pour notre NLD. Il a travaillé pour nous pendant de nombreuses années avec ses convictions", a-t-elle déclaré dimanche lors d'une cérémonie à la mémoire des deux victimes, qu'elle a qualifiées de "martyrs".

Appel à la patience

Spécialiste de la Constitution, Ko Ni dénonçait l'influence politique conservée par l'armée qui contrôle certains ministères clé ainsi qu'un quart des sièges du Parlement. C'était aussi l'un des rares personnages publics à oser publiquement plaider contre l'intolérance religieuse, dans un pays où les tensions sont fortes.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai, le gouvernement de la prix Nobel de la paix fait profil bas. Mme Suu Kyi ne prononce que rarement des discours et les conférences de presse sont peu nombreuses.

Dimanche, elle n'a pas parlé de politique, mais a demandé aux gens d'être patients. Elle a expliqué que son gouvernement n'était au pouvoir que depuis 10 mois après des décennies de règne de la junte. "Nos citoyens qui survivent tant bien que mal depuis tant de décennies peuvent trouver le temps long. Mais dans l'histoire d'un pays, d'un gouvernement, 10 mois ce n'est pas beaucoup", a-t-elle plaidé.

ATS