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Nous sommes dans une situation d'extrême risque et, à cette situation exceptionnelle, je pense qu'il faut une réponse exceptionnelle ", a déclaré François Bayrou au siège de son parti.

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

Le président du MoDem François Bayrou a annoncé mercredi qu'il n'était pas candidat à l'élection présidentielle française. Il a offert une alliance sous conditions à Emmanuel Macron, pour "dépasser les clivages traditionnels".

"Nous sommes dans une situation d'extrême risque et, à cette situation exceptionnelle, je pense qu'il faut une réponse exceptionnelle ", a-t-il déclaré au siège de son parti, mettant mis fin à plusieurs mois de suspense.

"J'ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d'alliance", a-t-il ajouté, renonçant pour sa part à se présenter lui-même à l'élection. "Je lui dis 'le danger est trop grand, il faut changer les choses et le faire d'urgence. Unissons nos forces pour y parvenir'."

Il a assorti cette offre d'"exigences" dont une loi de moralisation de la vie publique, en particulier de lutte contre les conflits d'intérêts, et l'introduction du vote à la proportionnelle aux élections qui paraissent acceptables.

La réponse d'Emmanuel Macron ne s'est pas fait attendre. Il a dit accepter l'alliance proposée par François Bayrou, faire siennes ses propositions et précisé qu'il le rencontrerait dès jeudi.

Campagne influencée

François Bayrou a prôné "une véritable alternance, un vrai changement des pratiques et des orientations et non un recyclage des pratiques anciennes". "Je souhaite qu'il soit clair que la France résistera à la pente universelle qui cherche à réduire sans cesse la rémunération du travail, indépendant ou salarié", a ajouté le dirigeant centriste.

Il n'était crédité ces derniers jours que de 5% à 6% des intentions de vote par les sondages sur le premier tour de la présidentielle. Mais sa décision n'en risque pas moins de peser sur la campagne, à deux mois de ce premier tour.

Son électorat potentiel empiète à la fois sur ceux du candidat de droite, François Fillon, et de l'ex-ministre de l'Economie de François Hollande, Emmanuel Macron, au coude-à-coude pour accéder au second tour, face la présidente du Front national, Marine Le Pen.

De Rugy soutient Macron

Le vice-président écologiste de l'Assemblée nationale et ancien candidat de la primaire de la gauche, François de Rugy, a pour sa part annoncé mercredi sur franceinfo qu'il soutiendrait Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle.

Il a reproché au vainqueur de la primaire, le socialiste Benoît Hamon, de chercher à "reconstituer une forme de gauche rouge-verte, une gauche qui été beaucoup plus dans l'opposition ces cinq dernières années", en cherchant à conclure un accord avec le candidat écologiste Yannick Jadot et celui de "La France insoumise", Jean-Luc Mélenchon.

Le Pen dénonce une cabale

En tête dans les sondages au premier tour avec plus d'un quart des intentions de vote, Marine Le Pen a dénoncé mercredi une "cabale politique". Deux proches collaborateurs de la députée européenne ont en effet été placés en garde à vue pour des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen.

Mais cette affaire ne semble guère affecter la solide cote de popularité de la candidate d'extrême droite à la présidentielle française.

ATS