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Le Lycée Claude Bernard bloqué jeudi matin par des containers et des immondices

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Des jeunes ont bloqué jeudi l'entrée de dix lycées parisiens pour protester contre les violences policières et apporter leur soutien à Théo. L'interpellation de ce jeune début février a ravivé les tensions en banlieue.

Au total, 26 personnes ont été interpellées dans la région parisienne, dont 21 à Paris. Plusieurs centaines de manifestants y ont participé à une manifestation non autorisée par la préfecture de police.

Des heurts ont éclaté à plusieurs reprises avec les forces de l'ordre. Celles-ci ont essuyé des jets de projectiles et riposté avec des gaz lacrymogènes.

Le recteur d'académie, Gilles Pécout, a annoncé que le proviseur adjoint du lycée Elisa Lemonnier, dans le 12e arrondissement, avait été blessé par le jet d'un extincteur par un manifestant alors que l'établissement était bloqué.

Appel au calme

Une plainte a été déposée, précise-t-il dans un communiqué, en assurant qu'"à chaque fois que cela sera nécessaire, des sanctions seront prises et un dépôt de plainte effectué". Les blocages mettent en danger les personnels et les élèves, poursuit le recteur, qui en appelle à la responsabilité.

La ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a également lancé un appel au calme tout en disant comprendre "l'émotion" de la jeunesse. "C’est un appel au calme que je lance parce que les débordements, les violences, les blocages ne sont pas acceptables et l’Etat fera preuve de la plus grande fermeté", a-t-elle déclaré sur Public Sénat.

Ce nouveau mouvement fait suite à l'interpellation violente de Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) le 2 février. Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation ont été mis en examen, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

ATS