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La Bourse suisse a fini en nette baisse, pénalisée par les poids lourds du SMI (archives).

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(sda-ats)

La Bourse suisse a nettement reculé jeudi, ne parvenant pas à poursuivre sur la tendance légèrement positive des deux séances précédentes. Elle a été plombée par la chute de ses trois poids lourds défensifs.

Il reste peu de place pour un rally de fin d'année ont relevé des courtiers. En novembre, le Swiss Market Index (SMI) a gagné un petit 0,6%, mais il continue de perdre plus de 10% depuis le début de l'année. Dans un environnement incertain, les facteurs positifs comme la hausse des prix du pétrole et de bonnes données économiques chinoises sont simplement ignorés.

Après l'accord historique sur une réduction de la production par les pays de l'Opep, les investisseurs vont se concentrer sur les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis vendredi, ainsi que sur le référendum italien et l'élection présidentielle en Autriche dimanche. Les données américaines du jour n'ont pas soulevé de vagues. En début de séance, Wall Street évoluait sans tendance, comme la veille.

Le SMI a fini en recul de 1,22% à 7779,11 points, avec un plus bas du jour à 7758,59 points. Le SLI a cédé 0,83% à 1243,87 points et le SPI 1,10% à 8528,45 points. Sur les trente valeurs vedettes, 24 ont reculé, cinq avancé et Bâloise a fini inchangé.

Poids lourds pénalisant

Le recul du SMI est dû en grande partie à celui des poids lourds défensifs Nestlé (-1,6%), Roche (-2%) et Novartis (-2%). Les pharma ont souffert de la faiblesse du secteur la veille à Wall Street. Une information sur une nouvelle méthode qui permettra à Nestlé d'abaisser la teneur en sucre de son chocolat a laissé les investisseurs de marbre.

Les valeurs du luxe Richemont (-2%) et Swatch (-0,6%) ont aussi nettement fléchi. En octobre, les exportations horlogères ont affiché la plus forte baisse de cette année, ce qui a jeté le doute sur la tendance à la reprise des affaires pour les horlogers. La veille, les deux titres avaient fait partie des plus gros gagnants.

Les autres perdants notables sont, sans information spécifique, Lonza (-2,4%), Givaudan (-1,9%), Swiss Life (-1%), Zurich (-1,6%) et Swiss Re (-1,6%).

Actelion (-0,3% à 195,50 francs) avait chuté mercredi d'un bon 6% après des spéculations sur un rejet par le patron Jean-Paul Clozel d'une offre de rachat par l'américain Johnson&Johnson. Les investisseurs ne s'y retrouvent plus avec les multiples rumeurs de ces derniers jours. Mardi, une agence avait affirmé que J&J augmentait son offre, ce qui avait fait bondir le titre à 209 francs.

Credit Suisse soutenu

Dans le camp des gagnants, Credit Suisse a gagné 3% à 13,92 francs. Citigroup a confirmé sa recommandation d'achat et a relevé l'objectif de cours à 18,20 francs avant la journée des investisseurs. La banque aux deux voiles a un gros potentiel avec le développement de la gestion de fortune et la restructuration de la banque d'investissement. De plus, la valorisation de l'action, qui a perdu plus de 30% depuis le début de l'année, est attractive.

Syngenta (+1,3%) a retenu l'attention sur des informations selon lesquelles ChemChina va financer l'acquisition de l'agrochimiste bâlois via un fonds.

Sur le marché élargi, Gurit a gagné 0,7%. Le spécialiste des matériaux composites a acquis l'activité plastique PET de l'allemand BASF. Cet achat comprend aussi les opérations de la division en Italie, y compris le personnel et les biens opérationnels.

Sulzer (+1,2%) a pris le contrôle de l'activité turbines à gaz du russe Rotec.

Accu a chuté de 25%. Sa filiale Nexis, dont Accu Holding entend se séparer pour renflouer sa trésorerie, doit faire face à un problème "aigu" de liquidités.

sda-ats

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