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Les entrevues entre Nicola Sturgeon (à droite) et Theresa May risquent d'être nombreuses ces prochains mois.

KEYSTONE/EPA PA IMAGES/ANDREW MILLIGAN

(sda-ats)

Theresa May a indiqué vendredi qu'elle n'invoquerait pas l'article 50 du Traité de Lisbonne, ouvrant le début des négociations sur le Brexit. La Première ministre britannique souhaite d'abord avoir l'assurance que la procédure impliquera l'ensemble du Royaume-Uni.

La nouvelle cheffe du gouvernement s'est rendue en Ecosse vendredi. Elle a rencontré la cheffe du gouvernement local, Nicola Sturgeon, qui souhaite que son pays demeure au sein de l'UE et ne soit pas contraint à une sortie qu'il n'a pas désirée.

"Je souhaite écouter les différentes positions et j'ai clairement dit au Premier ministre (Sturgeon) que je voulais que le gouvernement écossais soit pleinement impliqué dans nos discussions", a déclaré Theresa May après la rencontre.

"J'ai déjà dit que je n'invoquerai pas l'article 50 tant que je ne serai pas certaine que nous avons une approche et des objectifs de négociations concernant le Royaume-Uni", a-t-elle ajouté.

Nicola Sturgeon souhaite négocier directement avec les dirigeants de Bruxelles. Il a évoqué la possibilité d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse après celui organisé en 2014. Le scrutin avait abouti à un maintien au sein du Royaume-Uni.

Si les Britanniques ont voté à 52% en faveur du "Leave" lors du scrutin du 23 juin sur le Brexit, les Ecossais se sont, eux, prononcés à 62% en faveur du "Remain", affichant une claire volonté de ne pas quitter le bloc communautaire.

L'Ecosse a pu voter

Theresa May a rappelé que le peuple écossais avait pu s'exprimer sur son indépendance en 2014 et qu'il avait refusé de se séparer de l'Angleterre. "De mon point de vue, le peuple écossais a eu son vote. Ils ont voté en 2014 et ont adressé un message très clair. Le Royaume-Uni et le gouvernement écossais doivent s'y conformer", a commenté la chef du gouvernement britannique.

Nicola Sturgeon a jugé, pour sa part, que si les Ecossais souhaitaient un second référendum sur leur indépendance, une tentative du gouvernement britannique pour bloquer cette initiative constituerait une erreur.

sda-ats

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