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Les militaires mutins ont repris vendredi le contrôle des accès à Bouaké (archives).

KEYSTONE/EPA/LEGNAN KOULA

(sda-ats)

Des militaires mutins ont repris vendredi le contrôle des accès à Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire. Le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi y poursuivait les négociations avec leurs représentants dans un climat de vive tension.

En fin d'après-midi, des mutins ont tiré en l'air et ordonné aux nombreux journalistes - réunis devant la résidence du préfet où se déroulent les négociations - de quitter les lieux. A la tombée de la nuit, les négociations avec le ministre se poursuivaient tandis que les mutins quadrillaient la ville.

L'AFP n'a pas pu joindre des membres de la délégation ministérielle alors que les communications téléphoniques avec Bouaké, habituellement normales, sont devenues difficiles pour des raisons inconnues.

La journée avait déjà été émaillée de plusieurs incidents, les militaires ayant dispersé à deux reprises en tirant en l'air des manifestants protestant contre leurs agissements. "Libérez Bouaké!", "On a faim, on veut travailler!", scandaient notamment les manifestants.

Coups de feu à Abidjan

Ces événements étaient survenus juste avant l'arrivée du ministre de la Défense. Il était censé conclure les négociations avec les mutins.

Autorités et mutins avaient annoncé samedi dernier qu'un accord avait été trouvé après la mutinerie. Mais la longueur des discussions vendredi et l'énervement des mutins semblent indiquer qu'il y a encore des points d'achoppement. Et les magasins qui avaient ouvert dans la matinée ont tous fermé leurs portes.

Tard dans la soirée, des coups de feu ont été tirés dans la caserne d'Akouedo, le plus grand camp militaire d'Abidjan, selon plusieurs témoins. "Il y a eu des tirs, des rafales qui proviennent de la caserne. Ça s'arrête et ça repart aussitôt", a affirmé à l'AFP Mathilde Kouadio, une professeurs résidant dans le quartier alors que d'autres témoins ont aussi assuré, sous couvert de l'anonymat, avoir entendu des coups de feu, également dans une autre base de la ville.

ATS