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L'Australie mène une politique très dure vis-à-vis des migrants et repousse systématiquement les bateaux tentant de gagner illégalement ses côtes (archives).

KEYSTONE/AP/FIRDIA LISNAWATI

(sda-ats)

Selon Amnesty International, les migrants refoulés par l'Australie sur Nauru, île du Pacifique, subissent des conditions de détention assimilables à de la torture. Des accusations qualifiées mardi de fausses par le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull.

L'Australie mène une politique très dure vis-à-vis des migrants et repousse systématiquement les bateaux tentant de gagner illégalement ses côtes. Les migrants qui y parviennent sont relégués pour des durées indéterminées dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou sur la minuscule île de Nauru.

Dans un rapport publié lundi, Amnesty International écrit que les 400 demandeurs d'asile et réfugiés de Nauru - hommes femmes et enfants- sont "en proie au désespoir absolu". "Le régime australien de traitement offshore répond à la définition de la torture en termes de droit international", accusait l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Malcolm Turnbull a rejeté catégoriquement ces accusations et expliqué que la politique menée par son pays sauvait des vies en dissuadant les gens d'entreprendre de périlleux voyages en mer.

Interrogé par la radio nationale australienne ABC sur les accusations de négligence et de cruauté systématiques lancées par Amnesty, M. Turnbull a répondu: "Je rejette totalement ces allégations. Elles sont totalement fausses".

L'action menée par le gouvernement australien en matière de traitement offshore des demandeurs d'asile est "pleine de compassion", a-t-il poursuivi. "En ce qui concerne Nauru (...), il y a là-bas d'importants investissements pour améliorer les conditions de vie des personnes qui s'y trouvent".

Abus démentis

Anna Neistat, directrice de recherches pour Amnesty qui s'est rendue sur Nauru pour cette enquête, souligne que le mot de "torture" n'a pas été employé à la légère. "C'est la nature des abus, le fait qu'ils sont systématiques (...) et délibérés, au sens où ils sont commis dans un but clair, celui de dissuader, de punir", a-t-elle dit aux journalistes mardi.

Elle a également dénoncé l'opacité qui règne autour des camps de détention, expliquant qu'elle avait dû se rendre à Nauru à titre personnel, après le rejet de six demandes présentées au nom d'AI.

En 2015, le gouvernement a fait adopter des dispositions imposant le secret professionnel à tous ceux qui travaillent pour le ministère de l'Immigration sur les camps offshore, soit les gardes mais aussi les personnels médicaux et les travailleurs humanitaires.

Parallèlement, la télévision ABC a diffusé lundi soir une enquête sur les abus présumés commis à Nauru. Le gouvernement de l'île les a catégoriquement démentis, accusant ABC d'avoir produit un programme "raciste, faux, à visée politique".

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ATS