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La Birse, non loin de la Roche-St-Jean qui fait frontière entre les cantons du Jura et de Berne, là où doit se dérouler le repeuplement (archives).

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

Les eaux de la Birse s'apprêtent à accueillir près de 50'000 jeunes truites. Cette opération "coup de pouce" doit contrer la disparition inexpliquée de nombreux poissons dans cette rivière entre Moutier et Delémont. Le canton de Berne financera l'opération.

Les populations piscicoles ont été décimées entre août 2013 et avril 2014 sur une partie importante du tronçon entre Roches (BE) et Delémont. Depuis, la Birse montre les premiers signes de recolonisation, notamment par les truites de rivière. Mais les effectifs sont encore faibles, un coup de pouce est donc nécessaire, annonce samedi le Gouvernement jurassien.

Quelque 50'000 truites de rivières issues de géniteurs sauvages de la Birse seront donc mises à l'eau en 2017-2018: 25'000 alevins provenant de la pisciculture de Moutier, 22'000 pré-estivaux (âgés de quelques mois) issus de la pisciculture de Gléresse et environ 2000 truitelles âgées d'une année serviront au repeuplement de la Birse sur territoire jurassien.

Les autorités bernoises prendront à leur charge l'ensemble des coûts de cette opération. Un suivi du résultat sera effectué par les deux cantons. Il permettra d'évaluer la nécessité de poursuivre la mesure de repeuplement, indiquent les autorités jurassiennes.

Mystère

Le mystère de la disparition des truites de la Birse n'a pas été éclairci. Durant l'été 2014, des pêches de contrôle ont permis de constater que plus de 10'000 poissons manquaient sur plusieurs kilomètres en aval de la station d'épuration de Moutier-Roches. Mais aucune maladie n'a été identifiée et les hypothèses d'une prédation par des oiseaux piscivores ou d'une migration à cause d'une détérioration de l'eau ont été exclues.

Un groupe de travail intercantonal a réalisé plusieurs études. Analyses chimiques et tests de toxicité ont démontré que la qualité de l'eau était conforme aux exigences légales. Pour les autorités, la mort en nombre de ces poissons reste une explication plausible. Il est toutefois étrange que presque aucun spécimen mort n'ait été retrouvé.

Les cours d'eau suisses sont en grande partie dans un état biologique insuffisant, révélait en 2016 une analyse de l'Office fédéral de l'environnement. Environ deux tiers des stations testées ne remplissent pas les conditions d'habitat pour les poissons. Les concentrations de nitrate, de pesticides et de médicaments sont globalement trop élevées.

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ATS