Cologna jouera gros sur le 50 km


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"Je suis là pour me mêler à la lutte pour les médailles": malgré un programme réduit, Dario Cologna entend bien jouer ses chances jusqu'au bout aux Mondiaux de Lahti.

Son mollet endolori n'a pas vraiment entravé son entraînement. "J'ai peut-être manqué un jour de préparation lorsque j'ai dû rentrer en Suisse après l'étape d'Otepää (en Estonie, où il a renoncé au 10 km il y a dix jours après la résurgence de ses douleurs au dos et au mollet gauche, ndlr), mais sinon j'ai effectué un programme normal", a déclaré le triple champion olympique, tout juste débarqué à Lahti. Un programme cependant délesté du style classique, qu'il laisse pour l'instant de côté car trop contraignant pour son mollet.

Cologna mise tout désormais cette saison sur le skating, et il lui lui reste deux courses pour briller: le relais 4 x 10 km, vendredi, et le 50 km de dimanche. Sa saison sera jugée à l'aune de ces deux derniers résultats, et même à l'aune du 50 km uniquement. "Le bilan dépendra beaucoup de cette course, oui", reconnaît l'intéressé. Troisième du Tour de Ski en janvier, un résultat alors célébré comme une très bonne performance, le Grison n'a pas (encore?) gagné de course cet hiver. Seule une médaille peut "sauver" sa saison, il le sait mais ne s'estime pas sous pression.

"Je m'attends pour dimanche à une course sélective. Cela devrait partir vite. Si je me trouve en bonne position dans le groupe de tête, je vais sans doute tenter quelque chose", a précisé la "loco" du Val Müstair. Le Grison est capable de tenir la cadence en montée et d'encaisser la distance, aucun doute. Mais les fins de courses ne sont pas - plus - son point fort. En cas d'arrivée au sprint, des hommes comme Sergey Ustiugov, Petter Northug ou Martin Johnsrud Sundby paraissent mieux armés.

Le relais, vendredi, sera plus qu'un simple tour de chauffe avant le 50 km. Avec Jonas Baumann et deux hommes à désigner (à choisir entre Curdin Perl, Jason Rüesch, Toni Livers et Roman Furger), Cologna et la Suisse ont un rôle à jouer. "Quelques pays sont plus forts que nous, mais derrière, c'est très serré", relève le sportif suisse de l'année 2013. Dommage que Cologna ne puisse pas effectuer un des deux tronçons en style classique, comme il en avait l'habitude...

ATS

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