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L'ONG colombienne Somos Defensores (Nous sommes des défenseurs) a publié son rapport annuel la semaine dernière, indiquant que 80 défenseurs des droits humains en Colombie avaient été assassinés en 2015 et 49 autres menacés, soit une hausse de respectivement 22% et 29% par rapport à 2015 (archives)

KEYSTONE/EPA EFE / OFFICE OF HIGH COMMISSIONE

(sda-ats)

Un autre responsable indigène et défenseur des droits humains a été assassiné par balles dans le sud-ouest de la Colombie, ont dénoncé lundi des sources officielles. Cette région recense le plus grand nombre de militants tués ces derniers mois.

"Le Défenseur du peuple déplore l'assassinat du leader social et défenseur des droits humains Eder Cuetia Conda", a annoncé cet organisme public de protection des droits dans un communiqué. Il "a demandé aux autorités de faire la lumière sur ce crime ainsi que d'arrêter les responsables".

M. Cuetia, assassiné dimanche soir sur la commune de Corinto (Cauca), était notamment membre du mouvement de gauche Marche Patriotique, coordinateur de la sécurité du hameau de Los Andes et agriculteur dans la réserve indigène de Lopez Adentro, selon le texte.

Il a été attaqué par un homme au visage dissimulé par une capuche qui lui a tiré dessus par balles, puis a pris la fuite à moto, a précisé le Défenseur du peuple. Ce dernier cite l'ONG locale Réseau des droits humains du sud-ouest colombien (RDDHHFIC).

Sur son site web, l'ONG a précisé que la victime avait "reçu deux impacts de balles d'un revolver calibre 38 dans la tempe droite (...) qui ont causé sa mort instantanée".

Dans un courrier adressé aux autorités, dont le président colombien Juan Manuel Santos, elle a attribué la responsabilité de ce nouvel homicide à "des membres de forces armées illégales" opérant dans le secteur.

Hausse des assassinats

Juan Manuel Santos a promis que l'Etat protégerait les militants et défenseurs de droits contre les "intolérants" et les "criminels" jeudi dernier en installant dans le Cauca la Commission de garanties de sécurité nationale. Celle-ci était prévue dans l'accord de paix signé en novembre avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Fin janvier, le gouvernement a fait état de 17 dirigeants d'associations assassinées depuis le 1er décembre et la ratification de l'accord de paix par le Congrès.

L'ONG colombienne Somos Defensores (Nous sommes des défenseurs) a pour sa part publié son rapport annuel la semaine dernière, indiquant que 80 défenseurs des droits humains avaient été assassinés en 2015 et 49 autres menacés, soit une hausse de respectivement 22% et 29% par rapport à 2015.

ATS