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L'accusé a rejoint l'appartement de l'amant de son épouse avec un revolver chargé qu'il possédait légalement. Sur place, le septuagénaire a tué sa femme d'un coup de feu (image symbolique/archives).

KEYSTONE/AP/ROGELIO V. SOLIS

(sda-ats)

Un septuagénaire neuchâtelois, qui avait tué sa femme avec un revolver au domicile de son amant à Boudry (NE), est jugé ce jeudi en appel par la Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois. Il a fait recours contre sa condamnation en octobre à dix ans de réclusion.

Le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers l'avait reconnu coupable de meurtre dans son jugement du 27 octobre 2016. Il avait écarté la thèse du crime passionnel, en raison de la préméditation de l'acte et du sentiment de jalousie du mari trompé.

La défense avait plaidé le meurtre passionnel et demandé une peine n'excédant pas quatre ans de prison. L'avocat avait notamment invoqué le profond désarroi dans lequel était plongé son client et relevé "le comportement blessant de son épouse qu'il aimait éperdument".

Le Ministère public avait demandé une peine de onze ans de réclusion pour meurtre, écartant la thèse du crime passionnel. Selon toute vraisemblance, l'audience de ce jeudi devrait donc s'articuler autour de la qualification de "passionnel".

Le retraité avait tué sa femme, de 20 ans sa cadette, d'un coup de feu au domicile de son amant en septembre 2015. Il s'était ensuite rendu sans résistance aux forces de l'ordre venues l'appréhender encore sur les lieux du crime.

Balise GPS

Soupçonnant une relation adultère, l'accusé avait placé une balise GPS sous le véhicule de son épouse. Grâce à ce stratagème, il a pu constater que sa femme s'était rendue au domicile de son amant. L'accusé a rejoint l'appartement de cet homme à Boudry avec un revolver chargé qu'il possédait légalement.

Sur place, le septuagénaire a brièvement discuté par une fenêtre de l'appartement avec son épouse avant de la tuer d'un coup de feu. Il a affirmé ne pas se souvenir du tir et dit avoir rapidement appelé la police. Selon l'amant de la victime, le prévenu a d'abord tenté de se retourner contre lui, sans succès.

ATS