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François Hollande et Angela Merkel ont fait preuve jeudi d'un relatif optimisme sur la capacité de l'UE à régler la crise migratoire. Les "Panama papers" et le référendum aux Pays-Bas ont aussi été abordés lors de ce 18e Conseil des ministres franco-allemand à Metz.

La chancelière allemande a évoqué un processus "sur la bonne voie", tandis que le président français renouvelait son engagement à accueillir 30'000 réfugiés, sur les 160'000 appelés à être répartis dans l'Union.

Ce mécanisme "ne peut être mis en oeuvre que s'il y a la protection des frontières", a-t-il dit. "Si on veut mettre des réfugiés syriens et irakiens dans les pays européens, cela suppose qu'ils puissent être au préalable reconnus et enregistrés."

Dans un entretien publié mercredi dans le journal allemand Bild, le président français a salué l'effort de l'Allemagne pour accueillir des migrants mais ajoute qu'il ne peut "être question de reproduire en 2016 ce qui s'était passé en 2015". Pour Angela Merkel, les difficultés rencontrées l'an dernier "tenaient au fait que nous n'avions pas d'idée claire sur la façon de protéger nos frontières extérieures."

"La réponse de l'Europe, ce n'est pas simplement l'isolement, il faut combattre les causes de ces départs de réfugiés, c'est également oeuvrer en faveur des processus de paix", a-t-elle ajouté.

Pique à Valls

Le président et la chancelière ont également mis en garde contre le danger d'un chaos en Libye, d'où pourraient partir de nouvelles vagues de réfugiés vers l'Europe.

Angela Merkel a répondu aux critiques sur sa politique migratoire faites par le Premier ministre français Manuel Valls à Munich en février, ce qui avait choqué les Allemands. "Des mots un peu difficiles ou des critiques ont plutôt tendance à me stimuler qu'à me mettre en colère", a-t-elle dit, alors que Manuel Valls était assis devant elle.

Les révélations des "Panama Papers" se sont invitées au Conseil des ministres. "Les sociétés en Europe" dont les agissements frauduleux ont été révélés "seront poursuivies", a promis M. Hollande.

"Comme le disait M. Schaüble (NDLR: le ministre allemand des Finances), ce qui a été révélé est une bonne nouvelle parce que nous pouvons encore traquer davantage la fraude, les fraudeurs, et s'il y a des sociétés en Europe qui se livrent à ce type d'agissements, elles seront poursuivies", a affirmé le président de la République.

Quinzaine de ministres

Par ailleurs, le président français a indiqué que la France et l'Allemagne continueront d'appliquer l'accord d'association sur l'Ukraine. Et ce malgré le 'non' des Néerlandais, exprimé mercredi par référendum, sur cet accord d'association Union européenne (UE)-Ukraine. Mme Merkel a estimé que les autorités néerlandaises élaboreront leur réponse à ce référendum "avec les institutions européennes".

Le Conseil des ministres franco-allemand se tient une à deux fois par an. A Metz, François Hollande et Angela Merkel étaient entourés d'une quinzaine de membres de leurs gouvernements respectifs.

sda-ats

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