Le vote a débuté vendredi à 20h00 pour l'élection à la présidence de l'UMP que Nicolas Sarkozy brigue à nouveau dans l'espoir de reconquérir l'Elysée. Il a vite connu un premier accroc, l'accès au site ayant été temporairement bloqué par une attaque informatique extérieure, selon l'UMP, qui faisait état de 11'700 votants à 22h30.

Deux ans après l'élection contestée de Jean-François Copé, à l'issue d'une empoignade avec François Fillon aux conséquences désastreuses pour un parti de "rassemblement" créé en 2002, 268'341 adhérents sont appelés à voter par internet durant 24 heures. Les résultats seront communiqués samedi entre 20h30 et 20h45, précise-t-on à l'UMP.

Selon des enquêtes portant sur les sympathisants UMP, Sarkozy est le grand favori pour refonder un parti financièrement exsangue et sans véritable corpus idéologique. L'ex-président avait conquis le parti en 2004 avec 85,04% des voix, mais son ancien ministre Bruno Le Maire, qui a mené une campagne marathon auprès des militants, compte bien le priver d'un plébiscite, voire lui imposer un second tour.

Le député de l'Eure est crédité d'environ 30% des intentions de vote, tandis que le député de la Drôme Hervé Mariton, l'un des chefs de file de la contestation contre le mariage homosexuel, recueillerait entre 2 et 5%.

Nicolas Sarkozy, 59 ans, brûlait de revenir en homme providentiel en 2015, mais la démission forcée de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP en mai sous le poids de l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures durant la campagne de 2012 (il est question d'environ 18 millions d'euros), l'a contraint à un retour prématuré.

Vote en question

Les modalités du scrutin ont soulevé des questions de la part d'Hervé Mariton et Bruno Le Maire. Ces derniers estiment que la collecte nationale des suffrages pourrait empêcher la détection d'éventuelles anomalies que le décompte département par département aurait permis.

La juriste Anne Levade, chargée de veiller au bon déroulement des opérations, a dit qu'elle pourrait annuler l'élection si des "failles massives" étaient constatées malgré les nombreux garde-fous informatiques mis en oeuvre. "J'espère qu'il n'y aura aucune espèce d'ambiguïté et que tout cela sera très transparent", a déclaré Alain Juppé, qui observe une stricte neutralité publique dans ce scrutin.

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