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Une grande partie de la communauté internationale considère les colonies comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens, toujours hors de portée. En Cisjordanie, environ 400'000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens.

KEYSTONE/AP/ODED BALILTY

(sda-ats)

Israël a temporisé vendredi après les propos de la Maison Blanche tentant de réfréner les annonces de colonisation. Tel Aviv a renvoyé à une prochaine rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump.

Danny Danon, ambassadeur israélien auprès des Nations unies, a assuré sur la radio publique que les déclarations de la Maison Blanche ne constituaient pas un revirement. Ce sont les premières réactions substantielles de Washington devant une rafale d'annonces israéliennes.

Il s'est gardé de dire clairement si le gouvernement allait stopper ces annonces. Il a paru laisser entendre qu'il pourrait les suspendre jusqu'à la rencontre prévue le 15 février entre MM. Netanyahu et Trump aux Etats-Unis.

La Maison Blanche a estimé jeudi soir que la construction de nouveaux logements en territoire palestinien occupé pourrait "ne pas aider" à résoudre le conflit israélo-palestinien, tout en affirmant n'avoir pas encore pris de position officielle sur le sujet. Elle a aussi dit ne pas croire que "l'existence de colonies (était) un obstacle à la paix".

Constructions massives

M. Netanyahu s'est engouffré dans l'espace ouvert par l'investiture de M. Trump, considéré par Israël comme bien plus favorable à ses vues que son prédécesseur Barack Obama. En moins de deux semaines, Israël a procédé à cinq annonces de colonisation portant sur plus de 6000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, territoires occupés.

M. Netanyahu a annoncé mercredi son intention de construire une nouvelle colonie. Celle-ci serait, selon l'organisation anti-colonisation la Paix maintenant, la première officiellement impulsée par le gouvernement depuis 1992.

"Je n'appellerai pas ça un revirement", a dit M. Danon après les commentaires de la Maison Blanche. "Le communiqué est très clair et signifie en substance: attendez la rencontre avec le Premier ministre (...) à ce moment-là nous déterminerons notre politique", a-t-il dit.

"Lire entre les lignes"

"Il faut aussi lire entre les lignes: le communiqué dit que les colonies ne sont pas un obstacle à la paix, cela n'existait pas dans les communiqués du président précédent", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'éventualité qu'Israël stoppe ses annonces, il a répondu: "c'est nous qui déterminons ce que doit être notre politique (...) mais vous savez, deux semaines, ce n'est pas long, le sujet sera discuté au cours de la conversation (entre MM. Trump et Netanyahu), je suppose que les choses seront clarifiées".

Une grande partie de la communauté internationale considère les colonies comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens, toujours hors de portée. En Cisjordanie, environ 400'000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens.

ATS