Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le patron de Starbucks, Howard Schultz, a soutenu pendant l'élection présidentielle Hillary Clinton, la rivale démocrate du président actuel Donald Trump (archives).

KEYSTONE/AP/Kin Cheung

(sda-ats)

La chaîne américaine de café Starbucks va embaucher 10'000 réfugiés à travers le monde dans les cinq prochaines années, en réponse au décret anti-immigration controversé pris par le président Donald Trump. Elle a également promis de continuer à investir au Mexique.

"Je vous écris aujourd'hui avec une grande inquiétude, le coeur gros et une promesse ferme", écrit dans un courrier mis en ligne dimanche le directeur général de Starbucks Howard Schultz. "Nous vivons dans une période sans précédent, un moment au cours duquel (...) la promesse du rêve américain est remise en cause", poursuit-il.

M. Schultz, proche du parti démocrate, indique que Starbucks est en contact avec les employés affectés par le décret présidentiel ayant mis en place de sévères restrictions dans l'accès au territoire américain et des "vérifications extrêmes" à l'encontre des ressortissants de sept pays musulmans (Syrie, Libye, Soudan, Iran, Irak, Somalie et Yémen).

Le groupe s'engage à embaucher des personnes ayant fui les guerres, les persécutions et discriminations dans les 75 pays où il est présent les cinq prochaines années. Aux Etats-Unis, Starbucks va commencer par recruter les réfugiés ayant travaillé pour l'armée américaine, comme interprète par exemple.

"Construire des ponts"

La chaîne s'engage par ailleurs à rembourser les frais versés par les employés faisant partie du programme DACA, mis en place en 2012 par le prédécesseur de M. Trump, Barack Obama. Ce programme a permis à plus de 750'000 clandestins arrivés sur le territoire américain alors qu'ils étaient mineurs d'obtenir des permis de séjour et de travail.

"Nous devons nous assurer que nos élus nous entendent individuellement et collectivement. Starbucks fait sa part", déclare le dirigeant, ajoutant que la chaîne de café veut servir ses clients où qu'ils soient, "dans un pays chrétien ou un pays musulman".

M. Schultz a par ailleurs volé dimanche au secours d'une autre cible privilégiée de Donald Trump: le Mexique.

"Construire des ponts et non des murs avec le Mexique", déclare-t-il, en référence au mur que le nouveau président américain veut ériger à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pour empêcher l'immigration illégale. Starbucks va continuer à investir au Mexique, où il est propriétaire de 600 cafés et emploie 7000 personnes.

ATS