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La Confédération et les cantons affichent un taux de femmes de 14% dans les instances dirigeantes, sensiblement plus élevé que l'économie privée (image symbolique).

KEYSTONE/THOMAS DELLEY

(sda-ats)

Un nombre croissant de postes de direction ont été attribués à des femmes. Chez les 100 plus grands employeurs de Suisse, le taux de femmes à la direction a progressé de 6% à 8%.

Plus d'un cinquième des nouveaux membres de direction sont des femmes (21%), contre seulement 4% l'année précédente. Il s'agit d'un record après dix ans de stagnation, selon le rapport 2017 du spécialiste du recrutement Guido Schilling publié mardi. Les chiffres actuels sont qualifiés d'encourageants.

Les femmes représentent 21% des nouveaux membres élus aux conseils d'administration. De 16% l'an dernier, leur part totale dans les organes de surveillance est passée à 17%. Cela n'est toutefois pas suffisant pour une hausse durable et significative dans l'optique des 30% avancés et exigés par la politique.

Besoin d'objectifs ambitieux

Guido Schilling appelle les entreprises suisses à se fixer des objectifs ambitieux si elles ne veulent pas être surpassées par les autres pays d'Europe occidentale.

Selon lui, il existe aujourd'hui suffisamment de candidates parfaitement qualifiées pour siéger au sein de conseils d'administration. "L'objectif des 30% de femmes, voire plus, peut être atteint dans un délai utile, même sans quotas", estime-t-il.

Secteur public en avance

Pour la première fois, le rapport collecte également les données sur les instances dirigeantes des 26 cantons suisses et de l'administration fédérale. Le secteur public est en avance sur l'économie privée. La Confédération et les cantons affichent un taux de femmes de 14%.

Le secteur public est un employeur attrayant pour les cadres, car il favorise la conciliation famille-carrière. Une grande partie des administrations publiques propose depuis un certain temps déjà des modèles judicieux de travail à temps partiel, relève Guido Schilling.

Plus d'étrangers

Le nombre d'étrangers parmi les cadres dirigeants a également augmenté. Le taux d'étrangers a progressé de 43% à 45%. Le rapport recense davantage de dirigeants allemands (+7 membres) et américains (+6), mais moins de Suisses (-12) et de Britanniques (-3).

"Pour sa taille, la Suisse compte de très nombreuses entreprises performantes à l'échelle internationale. Le réservoir de cadres supérieurs helvétiques ne suffit pas à pourvoir idéalement tous les postes de direction", affirme Guido Schilling.

Accéder aux candidats les mieux qualifiés est essentiel pour garantir une croissance économique durable aux grands employeurs suisses. "La nationalité ne doit donc pas être le souci majeur", conclut l'étude. Le rapport a examiné les 119 plus grands employeurs de Suisse, ainsi que l'administration fédérale et celles des 26 cantons.

ATS