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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mis en garde mercredi devant l'assemblée générale des Nations unies contre les risques de résurgence de l'épidémie d'Ebola qui a ravagé l'Afrique de l'Ouest. Il a souligné la nécessité de tirer les leçons de cette crise.

Il a affirmé devant l'assemblée générale de l'ONU que "des défis importants subsistent", à la veille de la fin officielle de l'épidémie en Afrique de l'Ouest. Le Libéria a déjà connu deux résurgences après avoir été déclaré débarrassé du virus, a-t-il expliqué.

"Mais l'ampleur et la fréquence de ces flambées devraient décroître avec le temps", a nuancé M. Ban.

L'annonce attendue jeudi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de la fin de la transmission d'Ebola au Libéria marquera l'épilogue de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans, avec plus de 11'000 morts.

Hommage

M. Ban a rendu hommage aux dirigeants des trois pays touchés (Libéria, Guinée, Sierra Leone). Il a noté la mobilisation de l'ONU, qui a mis en place la première mission de son histoire consacrée à la lutte contre une maladie. "Notre organisation a fait face à une épreuve fondamentale pour sa solidité et sa volonté et elle a su mobiliser", s'est-il félicité.

Il faut désormais, a ajouté M. Ban, renforcer les structures médicales et sanitaires nationales et assurer le suivi médical des quelque 10'000 personnes en Afrique de l'Ouest qui ont été infectées et ont guéri. "Il fait aussi tirer les leçons de cette expérience".

La directrice de l'OMS, Margaret Chan, a précisé devant l'assemblée que depuis mars 2015, il y avait eu dix résurgences mineures de l'infection. Mais "avant la fin de cette année, nous pensons que tous les survivants - tous - seront débarrassés du virus", qui peut subsister dans l'organisme après la guérison complète, a-t-elle affirmé.

Plus de 28'600 personnes ont été infectées en Afrique de l'Ouest et 11'300 en sont mortes.

sda-ats

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