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La médecine au secours des somnambules (photo symbolique).

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

(sda-ats)

La plupart des patients qui atterrissent à l'hôpital après une chute sont en principe capable de décrire ce qui leur est arrivé. Mais dans des cas rares, l'origine de blessures reste mystérieuse. Selon une étude, il pourrait s'agir de somnambules qui s'ignorent.

L'équipe du docteur Thomas Sauter a identifié sur quelque 620'000 patients admis aux urgences durant 15 ans onze personnes qui s'étaient blessées lors d'épisodes de somnambulisme. Ils s'étaient levés de leur lit et avaient chuté dans l'escalier ou même de leur fenêtre, indique jeudi l'hôpital de l'Ile à Berne dans un communiqué. Seuls deux se savaient atteints de ce trouble.

Dans leur étude publiée dans le Journal of Western Emergency Medicine, les auteurs ont rassemblé pour la première fois les blessures d'un panel total de deux millions de patients.

Peu de médecins urgentistes connaissent à ce jour les blessures dont peuvent souffrir les somnambules, estime M. Sauter. Cela peut être une chute, des coupures ou d'autres blessures. Certaines personnes sont particulièrement vulnérables en raison de leur prédisposition ou de médicaments. Cette étude doit les aider à se protéger.

Environ deux à trois pour cent des adultes sont atteints de somnambulisme. Leur état est caractérisé par un état d'inconscience entre le sommeil et l'éveil. Chez les enfants, ce trouble se manifeste plus souvent lorsque le système nerveux central n'est pas encore complètement développé. Jusqu'à six ans, 15% des enfants peuvent être touchés; entre six et onze ans, ce taux est encore de 11%.

ATS