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Des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre Donald Trump à Washington.

KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE

(sda-ats)

Bonnets roses sur la tête, des centaines de milliers de personnes, femmes surtout, ont participé samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes". Elles étaient organisées pour la défense des droits civiques et contre le président Donald Trump investi la veille.

La manifestation, née d'un simple appel sur Facebook émanant d'une grand-mère, et organisée le lendemain de l'investiture du républicain, témoigne à elle seule de la fracture de la société américaine.

Dans la capitale, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275'000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée, soit 50% de plus que pour l'investiture de M. Trump la veille à la même heure, selon l'autorité de transport WMATA. Les organisateurs ont en outre relevé leur estimation de participation de 200'000 à 500'000 personnes, selon le maire adjoint de Washington, Kevin Donahue.

L'ancien secrétaire d'Etat John Kerry, qui a quitté ses fonctions vendredi, figurait parmi les manifestants.

Madonna chante

Plusieurs autres manifestations avaient également lieu à Boston, New York, Denver ou Los Angeles, où 150'000 personnes étaient attendues. A Chicago, la marche s'est transformée en rassemblement compte tenu de l'affluence et réunissait quelque 250'000 personnes, selon les organisateurs.

Plusieurs personnalités sont venues soutenir la marche de Washington. "Je ne pense pas que (Trump) ait accédé au pouvoir. Le pouvoir est ici", a lancé le cinéaste Michael Moore. "Je (vous) respecte (Donald Trump) mais je demande que vous me souteniez, moi, ma soeur, ma mère", a ajouté l'actrice Scarlett Johansson.

Coiffée d'un bonnet noir à oreilles de chat, la chanteuse Madonna a fait une apparition surprise, appelant à la "révolution de l'amour". "Etes-vous prêts à secouer le monde? Bienvenue dans la révolution de l'amour", a déclaré sur scène la chanteuse, avant de jouer deux chansons.

Pas de réaction

Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat ("pussy hats"), devenus le symbole de l'opposition à M. Trump. Le terme "pussy" désigne en anglais l'animal domestique, ou le sexe féminin. C'est ce mot que le président des Etats-Unis avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir "attraper" les femmes "par la chatte".

Le nouvel homme le plus puissant du monde n'a pas réagi à cet événement, mais a tweeté qu'il était "honoré de vous servir, le grand peuple d'Amérique, en tant que 45e président des Etats-Unis".

Le président s'est rendu l'après-midi au siège de la CIA, en banlieue de Washington, "impatient de remercier les hommes et les femmes de la communauté du renseignement", selon son porte-parole Sean Spicer. Une visite lourde de symboles après ses critiques contre les agences américaines de renseignement.

Egalement à Genève

Comme aux Etats-Unis, une grande manifestation a eu lieu à Londres sur l'emblématique Trafalgar Square. Les rues environnantes étaient noires de monde, les organisateurs revendiquant 100'000 participants.

A Paris, ils étaient environ 2000 sur le parvis du Trocadéro pour protester contre "tout ce que Trump représente" et défendre les droits des femmes, au milieu de drapeaux américains et de "pussy hats".

A Genève, quelque 2500 hommes et femmes de tous âges ont bravé le froid aussi pour clamer en anglais "Des ponts pas des murs", "Désobéissance", "La résistance est un devoir quand l'injustice devient la loi" ou encore "Le changement climatique est réel" sur des pancartes.

ATS