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Les textes accusent le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de faire passer le programme nucléaire avant le bien-être de sa population.

KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON

(sda-ats)

Des militants sud-coréens ont envoyé jeudi au-delà de la frontière avec le Nord des dizaines de milliers de tracts de propagande. Ils dénoncent l'essai nucléaire conduit la semaine dernière par Pyongyang.

Envoyés de la ville frontalière de Paju au moyen de ballons d'hélium, ces textes accusent également le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de faire passer le programme nucléaire avant le bien-être de sa population.

Cette opération, organisée par Park Sang-Hak, un militant, intervient au moment où la situation est particulièrement tendue sur la péninsule coréenne après le cinquième essai nucléaire réalisé la semaine dernière par la Corée du Nord, le plus puissant conduit par Pyongyang.

Quelques heures avant le largage des ballons, l'agence officielle nord-coréenne KCNA avait pour sa part publié un commentaire qualifiant Park Sang-Hak de "lie de l'humanité sans équivalent dans le monde".

Le lancement de ces tracts intervient au début d'un long week-end sur la péninsule, où le Nord comme le Sud célèbrent Chuseok, la "Fête des récoltes", une des plus importantes dates du calendrier coréen.

L'envoi de messages de propagande au moyen de ballons d'hélium est une pratique courante des militants sud-coréens et des transfuges venus du Nord. Ces opérations provoquent toujours de vives réactions du Nord, qui menace de riposter par des frappes militaires.

Park Sang-Hak a indiqué que les conditions météorologiques n'avaient permis de lancer que 150'000 tracts, soit la moitié du total prévu.

Réaction chinoise

La Chine s'est elle dite hostile à des sanctions unilatérales "inutiles" contre la Corée du Nord, mais entend travailler au sein du Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre au point la réaction nécessaire au cinquième essai nucléaire nord-coréen, a dit son ministre des Affaires étrangères.

Lors d'une rencontre avec son homologue japonais Fumio Kishida, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a dit que son pays souhaitait collaborer avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour "parvenir à une réaction nécessaire à l'évolution de la situation sur la péninsule" coréenne.

sda-ats

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