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Des milliers d'Islandais ont manifesté en fin de journée lundi à Reykjavik pour réclamer la démission du Premier ministre David Sigmundur Gunlaugsson. Le chef du gouvernement est pris dans la tourmente de la révélation de ses avoirs dans des paradis fiscaux.

Selon des documents dévoilés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), M. Gunnlaugsson, 41 ans, a créé en 2007 avec sa future épouse une société dans les îles Vierges britanniques pour y parquer des millions de dollars, jusqu'à ce qu'il lui cède ses parts fin 2009 pour un dollar symbolique.

Quand il a été élu député du Parti du progrès (centre-droit) pour la première fois en avril 2009, il a omis cette participation dans sa déclaration de patrimoine, alors que la loi l'y obligeait.

La police a indiqué à l'AFP que la manifestation rassemblait plus de monde que celles qui en 2009, après la révélation des graves manquements des responsables politiques dans la surveillance des banques, avaient poussé le gouvernement de droite à la démission. Mais les forces de l'ordre n'ont pas fourni de décompte.

Nouvelle Constitution en rade

"Prenez vos responsabilités" ou "Où est la nouvelle Constitution?", lisait-on sur des pancartes, en référence au projet de nouvelle Constitution né de la crise politique de 2009, resté en rade au Parlement.

M. Gunlaugsson, qui nie toute évasion fiscale, a exclu lundi de démissionner. Pendant que se déroulait cette manifestation devant le Parlement, le Premier ministre était soumis à une séance de questions où seuls les députés d'opposition ont pris la parole.

Il a expliqué ne pas avoir révélé plus tôt ces avoirs afin de ne pas faire de la fortune de sa compagne une question politique, a rapporté la chaîne de télévision RUV. Une motion de censure a été déposée par l'opposition, qui sera soumise au vote à une date indéterminée.

sda-ats

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