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Les rayons de lumière donnent une image en frappant l'objet translucide au relief 3D travaillé par Rayform.

EPFL

(sda-ats)

Une start-up de l'EPFL maîtrise l'effet caustique de la lumière. Elle propose en particulier à des entreprises du secteur du luxe de réaliser des séries limitées d'objet, indique mercredi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Lorsque des rayons de lumière frappent une matière transparente, comme l'eau par exemple, des reflets se forment sur un mur voisin. Appelé caustique, cet effet d'optique peut être maîtrisé et donner naissance à une image précise.

Deux chercheurs de l'EPFL ont mis au point une série d'algorithmes qui contrôlent ces effets caustiques. Leur logiciel calcule avec beaucoup de précision le relief qu'il faut donner à une surface translucide (verre, plexiglas notamment) afin que les rayons convergent et forment l'image souhaitée.

Pour illustrer le processus, l'EPFL mentionne entre autres l'exemple d'un verre à whisky. A première vue, il n'a aucune particularité, aucune incrustation. En le soulevant, la lumière sur le fond du verre finit par projeter le nom ou le symbole de la marque du whisky sur la table.

Le laboratoire d'informatique graphique et géométrique de l'EPFL a développé cette technique qui a abouti à la création d'une jeune pousse baptisée Rayform.

"Pour chaque image à réaliser, nous calculons quelles sont les déformations de surfaces nécessaires en fonction notamment de sa complexité et du support, puis nous fournissons un fichier 3D sous forme de licence à notre client qui se charge de la fabrication", note Romain Testuz, CEO de Rayform, cité dans le communiqué.

La start-up compte pour l'heure trois personnes. Elle veut s'adresser en priorité au secteur du luxe, comme l'horlogerie, la parfumerie, les spiritueux ou bien la lutte contre les contrefaçons.

sda-ats

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