Destitution de la présidente sud-coréenne entérinée


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La présidente sud-coréenne Park Geun-hye dément toute malversation (archives).

KEYSTONE/AP European Pressphoto Agency

(sda-ats)

La cour constitutionnelle sud-coréenne a confirmé vendredi à l'unanimité des huit juges la destitution de la présidente Park Geun-hye, impliquée dans un scandale de corruption. La décision ouvre la voie à la tenue d'une présidentielle anticipée dans les 60 jours.

Les agissements de Mme Park "ont porté gravement atteinte à l'esprit (...) de la démocratie et de l'Etat de droit", a déclaré le président de la cour constitutionnelle. "La présidente Park Geun-Hye (...) a été congédiée".

Mme Park, 65 ans, est accusée, avec une amie Choi Soon-sil et un de ses anciens conseillers, tous deux mis en examen, d'avoir fait pression sur de grandes entreprises sud-coréennes pour qu'elles fassent des dons à deux fondations mises en place pour soutenir ses initiatives politiques.

Des millions soutirés

La présidente, dont le mandat de cinq ans devait s'achever normalement en février 2018, dément toute malversation. Elle s'est néanmoins excusée pour sa négligence dans les relations avec son amie, Choi Soon-sil.

Mais le scandale à rebondissements autour de sa confidente de l'ombre a précipité des millions de gens dans la rue pour exiger son départ, avec en toile de fond l'aggravation des problèmes économiques et sociaux.

Au plus bas dans les sondages, Mme Park avait été destituée le 9 décembre par l'assemblée nationale, qui lui reproche sa complicité avec Mme Choi, elle-même jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels.

Depuis cette date, Mme Park n'a plus de présidentiel que le titre, tous ses pouvoirs exécutifs ayant été transmis au premier ministre, Hwang Kyo-ahn. Elle vit recluse à la Maison-Bleue, la présidence sud-coréenne. Elle n'en est sortie qu'une fois pour visiter la tombe de ses parents.

ATS

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