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Les organisateurs du carnaval de Rio ont semblé minimiser les accidents, provoquant la colère de certains participants et danseurs.

Keystone/AP/FELIPE DANA

(sda-ats)

Le prestigieux défilé des écoles de samba du carnaval de Rio de Janeiro a une nouvelle fois été terni tôt mardi par un accident grave avec un char. C'est le deuxième de ce type en deux jours. Faste et paillettes ont malgré tout été au rendez-vous.

Onze personnes ont été blessées, et neuf ont été hospitalisés, dont deux dans un état grave, après l'effondrement d'une plate-forme sous le poids des danseurs, ont indiqué les autorités sanitaires. Huit personnes en état de choc ont aussi été prises en charge par les services de santé.

L'accident s'est produit vers 03h00 du matin heure locale (07h00 suisses), lors du défilé d'Unidos da Tijuca, la quatrième à évoluer dans le sambodrome, une avenue de 700 mètres bordée de gradins à ciel ouvert. Dimanche soir, le dernier char de la première école de samba entrée en scène, Paraiso do Tuiuti, avait blessé au moins 20 personnes, en venant percuter une des tribunes.

Dans les deux cas, la plus grande confusion régnait sur la "passerelle de la samba", mais les organisateurs ont toujours insisté pour que les défilés reprennent. Après l'accident de mardi, les ambulances sont arrivées une à une sur la piste pour évacuer les blessés, alors que le service d'ordre tentait d'écarter les dizaines de photographes présents, provoquant de nombreuses bousculades.

Panique et colère

"Ces choses arrivent mais les questions de sécurité doivent être revues. Quand on parle du carnaval, c'est du sérieux. On travaille toute l'année donc quand il arrive une chose comme ça, tout le monde est en colère", enrageait Washington Luis, membre de l'école Unidos da Tijuca.

Dimanche, les conducteurs ont perdu le contrôle du char, sous une pluie fine. Les victimes se sont retrouvées coincées entre le grillage et le véhicule. Malgré la panique, les organisateurs ont décidé que le spectacle devait continuer et ont fait en sorte que l'inspection du char ne se fasse qu'après le défilé.

La fille d'un des 20 blessés, Rafaela Anastasia, s'est insurgée contre cette décision au micro de TV Globo. "Ma mère était coincée dans le grillage et eux, leur seule préoccupation, c ́était le défilé. Mon Dieu, c'est irréel", a-t-elle dénoncé. Selon le site d'information G1, le chauffeur a été entendu par la police et a demandé pardon aux victimes.

Un autre incident, sans gravité, s'est produit avec un char de l'école Mocidade, la troisième à défiler dans la nuit de lundi à mardi. Une femme a fait une chute d'environ un mètre cinquante, quand une structure du char en forme de fromage s'est effondré. L'image était impressionnante, mais la danseuse s'en est sortie indemne, avec juste une belle frayeur.

ATS