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Alfred Heer souhaite plus de sévérité envers les Etats membres du Conseil de l'Europe qui ne respectent pas l'Etat de droit, comme la Turquie ou l'Azerbaïdjan (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Ce qui se passe en Turquie n'a rien à voir avec la démocratie et l'Etat de droit, estime le conseiller national Alfred Heer (UDC/ZH), président de la délégation suisse au Conseil de l'Europe. Celui-ci devrait donc retirer à la Turquie son droit de vote.

"En plus, M. Erdogan veut lui-même suspendre la Convention européenne des droits de l'homme", s'insurge M. Heer dans une interview à la SonntagsZeitung. L'élu trouve d'ailleurs assez incroyable que des pays comme la Turquie, la Russie ou l'Azerbaïdjan puissent faire partie d'un Conseil qui se veut le garant des droits humains.

"Personnellement, je suis pour un retrait du droit de vote", martèle le Zurichois. Le gouvernement à Ankara restreint la liberté de la presse et fait arrêter des milliers de personnes sur la base de listes, rappelle-t-il. Malheureusement, la Turquie peut faire pression sur les pays européens à cause de la crise migratoire.

S'il approuve l'accord controversé conclu en mars entre l'Union européenne et Ankara, Alfred Heer admet que ce texte n'est pas correct du point de vue de la Convention des droits de l'homme: "Les droits fondamentaux des réfugiés sont restreints." Mais on ne peut pas accueillir des centaines de milliers de personnes, ajoute le parlementaire.

La Suisse membre depuis 1963

Créé en 1949, le Conseil de l'Europe est la plus ancienne organisation intergouvernementale en Europe. Il compte aujourd'hui 47 Etats membres et quelque 820 millions de ressortissants. Sa mission principale consiste à assurer la protection des droits humains et le renforcement de la démocratie et de l'Etat de droit.

En 1950, le Conseil de l'Europe a émis la Convention européenne des droits de l'homme. Membre du Conseil depuis 1963, la Suisse a ratifié la Convention en 1974.

sda-ats

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