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"J'espère qu'à compter d'aujourd'hui, nous allons pouvoir nous remettre au travail", a déclaré le premier ministre Sorin Grindeanu devant les députés, au commencement du débat sur la motion de censure (archives).

KEYSTONE/AP/DARKO BANDIC

(sda-ats)

Le gouvernement roumain, dominé par les sociaux-démocrates, a surmonté sans encombre mercredi une motion de censure au parlement. D'importantes manifestations l'avaient toutefois contraint dimanche à retirer un décret relatif à certains faits de corruption.

Les sociaux-démocrates et leurs alliés disposent d'une large majorité au parlement depuis leur victoire aux élections législatives de décembre. La coalition, soutenue par des députés du parti Union démocratique magyare de Roumanie (UDMR, qui représente la communauté hongroise), contrôle 61% des sièges au parlement.

"J'espère qu'à compter d'aujourd'hui, nous allons pouvoir nous remettre au travail", a déclaré le premier ministre Sorin Grindeanu devant les députés, au commencement du débat sur la motion de censure.

Le texte avait été déposé par les 123 élus du Parti national libéral (PNL) et de l'Union Sauvez la Roumanie (USR). Il appelait le gouvernement à "ne pas légaliser le vol". "Les Roumains ne veulent pas que les hommes politiques corrompus soient graciés et mis à l'abri de justice. Légiférer pour des intérêt particuliers ne fait qu'affaiblir l'Etat de droit et la nation", critiquait le texte.

Poursuite des manifestations

Face au plus vaste mouvement de contestation depuis la chute du communisme en 1989, le gouvernement a cependant retiré dimanche un décret dépénalisant certains faits de corruption concernant des sommes inférieures à 200'000 lei (un peu moins de 47'000 francs). Lundi, le gouvernement a rejeté les appels à la démission lancés par des dizaines de milliers de manifestants, qui continuaient de descendre dans la rue malgré l'abolition du décret.

Les partisans des sociaux-démocrates, qui disposent d'une solide base électorale dans les campagnes défavorisées, ont également commencé à se mobiliser. Pour la quatrième journée consécutive, ils sont appelés à se rassembler mercredi devant le palais présidentiel où ils ont accusé le chef de l'Etat d'avoir "semé la discorde" en encourageant les protestations antigouvernementales.

Le président de centre droit Klaus Iohannis avait appelé les sociaux-démocrates à "trouver une issue de la crise" et suggéré une démission de l'exécutif. "Une chose est clairement ressortie du discours du président: son vif souhait d'installer rapidement 'son' gouvernement", avait commenté le premier ministre, qui a vertement critiqué le chef de l'Etat.

ATS