En pleine crise économique, l'Etat de Rio privatise l'eau


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Une station de traitement de l'eau à Rio de Janeiro (archives)

KEYSTONE/EPA EFE/MARCELO SAYAO

(sda-ats)

L'Etat de Rio de Janeiro, au bord de la faillite, a décidé de privatiser le service des eaux. Cette condition a été imposée par le gouvernement brésilien pour lui accorder un prêt. Ce choix a poussé les salariés du service concerné à la grève.

La mesure adoptée lundi par l'assemblée législative locale permet au 2e Etat le plus riche du Brésil de percevoir 3,5 milliards de reals (un peu plus d'un milliard de francs) de Brasilia. Pour faire face à une crise sans précédent, les autorités locales de Rio ont conclu fin janvier un accord avec le gouvernement fédéral pour obtenir des aides financières, moyennant l'adoption de mesures d'austérité.

Parmi celles-ci, une hausse de 11 à 14% des retenues sur les salaires pour contribuer au système de retraites, la réduction du nombre de fonctionnaires, l'annulation de programmes sociaux et la privatisation de l'agence locale de traitement et de distribution des eaux (Cedae).

Ce projet de privatisation a déjà provoqué des affrontements ces dernières semaines entre les travailleurs concernés et la police. Lundi, les syndicats de la Cedae ont annoncé une grève jusqu'à jeudi ainsi qu'une "mobilisation permanente".

A quelques jours du carnaval de Rio qui débute ce vendredi et attire un million de touristes, l'eau ne sera toutefois pas coupée, a assuré un des représentants syndicaux, Humberto Lemos, au site d'informations G1. "Nous travaillons à 30%. D'après la loi, il s'agit d'un service essentiel, il n'y aura donc pas de coupure d'eau pour la population qui ne doit pas être sanctionnée", a-t-il déclaré.

ATS

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