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Granit Xhaka est fâché contre un journal de boulevard alémanique. Il a exigé que le journaliste de ce titre quitte la salle lors de la conférence de presse quotidienne de l'équipe de Suisse.

Le penalty raté de Saint-Etienne ne lui a fait perdre ni sa vista ni son mordant. Invité à se présenter devant la presse lors au deuxième jour du camp d'entraînement de l'équipe de Suisse, Granit Xhaka a exigé que le représentant d'un titre de boulevard quitte la salle !

La traduction qu'il juge erronée et fallacieuse publiée sur le site du journal en question de la lettre ouverte postée en albanais quelques heures plus tôt sur son compte Instagram explique ce geste rare. Dans cette lettre adressée en premier lieu aux supporters de la sélection du Kosovo, Granit Xhaka explique pourquoi il a fait le choix de la Suisse. Un choix qui, insiste-t-il contrairement aux affirmations relayées quelques heures plus tard, n'est pas un choix par défaut.

C'est donc seule la venue du Portugal le 6 septembre prochain à Bâle qui mobilise toute la concentration du nouveau joueur d'Arsenal. Un match qui, même s'il est sans doute un brin réducteur de le présenter ainsi, sera placé sous le signe de la revanche pour Granit Xhaka. Ne doit-il pas se faire pardonner son échec dans la séance de tirs au but lors du huitième de finale contre la Pologne qui a précipité l'élimination de l'équipe de Suisse à l'Euro ?

Pas facile à oublier

"C'est vrai, si j'avais marqué mon penalty, bien des choses auraient pu se produire pour nous dans cet Euro, lâche-t-il. Même s'il n'est pas juste de dire que ce penalty raté a été la cause de notre élimination, je dois avouer qu'il n'est pas facile de... l'oublier. J'ai revu la scène plusieurs fois à la vidéo. Je m'en veux de n'avoir pas pris plus de temps. Il m'est aussi revenu ce que m'avait dit Michael Lang la veille lorsque nous exercions justement aux penalties: si tu tires aussi fort, tu risques de glisser au moment de la frappe et de le rater... Et c'est ce qui s'est exactement produit le lendemain."

Ce malheureux penalty parti dans le ciel de Geoffroy-Guichard ne doit pas occulter une vérité. A l'Euro, Granit Xhaka s'est imposé comme le patron de l'équipe de Suisse. "Mon transfert à Arsenal qui s'est finalisé juste avant le tournoi a agi comme un déclic, dit-il. Pour la première fois, je me suis senti prêt à assumer toutes mes responsabilités en sélection, à conduire le jeu."

Il aura dû attendre l'intronisation de Vladimir Petkovic pour évoluer enfin face au jeu avec l'équipe de Suisse et non dans un rôle de neuf et demi qui n'était pas vraiment le sien. "Peut-être qu'Ottmar Hitzfeld a décelé en moi des qualités que personne n'a vues", s'amuse-t-il pour adresser un tacle de toute beauté à l'adresse de l'ancien sélectionneur.

sda-ats

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