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Le courrier piégé a explosé au siège du FMI, dans le XVIe arrondissement de Paris (image symbolique).

KEYSTONE/EPA/EVERETT KENNEDY BROWN

(sda-ats)

Une assistante de direction a été grièvement blessée jeudi lors de l'ouverture d'un courrier qui a explosé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI). Selon François Hollande, il s'agit d'"un attentat", qui montre que "nous sommes toujours visés".

Selon les premiers éléments de l'enquête, un pétard pourrait être à l'origine de l'explosion, survenue en fin de matinée dans le bâtiment situé au coeur de la capitale française, ont indiqué des sources policières.

La Préfecture de police a fait état d'une intervention après la découverte "d'un colis suspect, avec a priori un artifice à l'intérieur". La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête.

Le blessé se trouve "entre la vie et la mort", a précisé M. Hollande. La préfecture de police avait assuré de son côté que la personne n'était que "légèrement blessée".

Etat d'urgence prolongé

"Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le FMI, mais c'est en France, c'est la France. (...) Nous sommes directement concernés", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Il y a l'état d'urgence, j'ai annoncé qu'il devait être prolongé jusqu'au 15 juillet", a-t-il rappelé. "Ce sera au nouveau président, au gouvernement et aux députés et sénateurs qui seront en situation d'agir à partir du 15 juillet (...) de dire s'il faut (le) maintenir ou non", a-t-il souligné.

Pas de revendication

Pour l'heure, il n'y a a priori pas de revendication, a déclaré le préfet de Paris Michel Cadot.

La directrice-générale du FMI, Christine Lagarde, a elle condamné "l'acte de violence" commis contre les bureaux de son institution. "Je réaffirme la résolution du FMI à poursuivre son travail pour assurer son mandat", a-t-elle indiqué.

Mercredi à Berlin, un "mélange explosif" a été découvert au ministère allemand des Finances. Il avait été expédié de Grèce, avec comme fausse adresse d'expéditeur celle d'un député de droite. L'attaque a été revendiquée par un groupuscule anarchiste grec.

ATS