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Selon des sources proches du dossier, la candidate du Front national (FN) Marine Le Pen a affirmé dans un courrier envoyé aux juges qu'elle ne répondrait pas à cette convocation avant la fin de la campagne (archives).

KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG

(sda-ats)

La candidate de l'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a été convoquée par des juges d'instruction en vue d'une possible inculpation dans l'affaire des assistants parlementaires. Elle a toutefois fait savoir qu'elle n'y répondrait pas.

Selon des sources proches du dossier, la candidate du Front national (FN) a affirmé dans un courrier envoyé aux juges qu'elle ne répondrait pas à cette convocation avant la fin de la campagne. Cette information a été confirmée par son avocat Rodolphe Bosselut.

Dans cette enquête, les juges d'instruction tentent de savoir si le FN a organisé un système pour rémunérer des cadres ou des employés de ce parti en France avec des fonds publics de l'Union européenne, via ces contrats d'assistants au Parlement européen.

La cheffe de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, a été inculpée le 22 février pour recel d'abus de confiance. Elle est soupçonnée d'avoir été rémunérée en tant qu'assistante parlementaire au Parlement européen entre 2010 et 2016, alors qu'elle occupait en réalité des fonctions au sein du parti en France.

Immunité parlementaire protectrice

Marine Le Pen avait fait connaître à plusieurs reprises son refus de répondre aux convocations de la police pour s'expliquer sur une affaire d'emplois fictifs au Parlement européen. "Je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaires au fonctionnement correct de la justice", a-t-elle expliqué.

Protégée par son immunité de députée européenne, Mme Le Pen ne peut être contrainte pour être entendue, ni soumise à aucune mesure coercitive. Il faudrait au préalable que les juges d'instruction fassent une demande de levée d'immunité, qui serait ensuite soumise au Parlement européen.

Une telle procédure a bien été engagée jeudi, mais pour une toute affaire, à la demande de la justice française. Celle-ci lui reproche d'avoir diffusé des images d'exactions du groupe Etat islamique sur Twitter.

Au second tour

La dirigeante d'extrême droite devrait, selon les sondages, se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle française, en dépit de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs.

A l'inverse, le candidat de la droite François Fillon, qui a annoncé qu'il se rendrait à une convocation par la justice le 15 mars dans une affaire d'emplois fictifs présumés de son épouse pour une possible mise en examen, est en chute libre dans les sondages. Il fait face à de nombreuses défections dans son équipe de campagne et à des appels au retraît lancés dans son propre camp.

ATS