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Fusillade à l'aéroport de Fort Lauderdale en Floride: l'homme est accusé d'avoir tiré avec un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm dans la zone des bagages à l'arrivée. Il avait voyagé depuis Anchorage (Alaska), via une escale à Minneapolis (Minnesota).

KEYSTONE/AP/ALAN DIAZ

(sda-ats)

L'homme accusé d'avoir abattu cinq personnes vendredi à l'aéroport de Fort Lauderdale, en Floride, a été inculpé samedi par la justice fédérale. Les enquêteurs n'excluent pas la piste d'un acte terroriste.

Les autorités pensent que le tueur a agi seul et qu'il a transporté légalement l'arme du crime dans son bagage. Le tireur âgé de 26 ans, est un ancien soldat de la Garde nationale américaine qui a été déployé dix mois en Irak.

Il a été inculpé par la justice fédérale pour infraction à la législation sur les armes et acte de violence commis dans un aéroport, a indiqué dans un communiqué le procureur fédéral Wifredo Ferrer. Ces chefs d'inculpation sont passibles de la peine de mort ou de la réclusion perpétuelle.

Des inculpations séparées de meurtre pourraient être prononcées par la justice de l'Etat de Floride, mais aucune décision n'a encore été prise, a déclaré un porte-parole au quotidien local Sun Sentinel. Le suspect devrait comparaître pour la première fois lundi devant un tribunal.

Arme en soute

L'homme est accusé d'avoir tiré avec un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm dans la zone des bagages à l'arrivée. Il avait voyagé depuis Anchorage (Alaska), via une escale à Minneapolis (Minnesota), et aucune altercation ne semble avoir déclenché son geste, selon le FBI.

L'arme se trouvait dans son bagage en soute, comme le permet la réglementation américaine. L'ancien soldat a tué cinq personnes et en a blessé six autres. La fusillade a eu lieu dans le hall des bagages du terminal 2. Selon les autorités, il est allé charger son arme dans les toilettes, puis il a ouvert le feu sur des passagers venus récupérer leurs bagages.

"Il a commencé à tirer, visant ses victimes à la tête jusqu'à ce qu'il n'ait plus de munitions", a précisé le procureur fédéral. Selon le shérif local, il s'est écoulé entre 70 et 80 secondes entre le premier tir et l'arrivée des policiers. Le tireur se serait rendu sans chercher à fuir, et les policiers n'ont pas eu à faire usage de leurs armes.

"Nous n'excluons rien"

"Nous continuons à enquêter sur toutes les pistes possibles. Nous n'excluons rien", a déclaré samedi George Piro, agent de la police fédérale (FBI), lors d'une conférence de presse. "Pour le moment, nous continuons à examiner la piste terroriste comme motivation potentielle pour cette attaque", a-t-il dit.

Le suspect a servi dans la Garde nationale de Porto Rico et de l'Alaska de 2007 à 2016. Il a notamment été déployé en Irak de 2010 à 2011, a annoncé le Pentagone. Il a été décoré de plusieurs médailles avant d'être déchargé de ses fonctions en août et affecté à la réserve inactive.

A son retour d'Irak, c'était "une personne différente", a dit une de ses tantes à la chaîne MSNBC. Pour son frère, les autorités n'ont pas pris en charge correctement l'ancien soldat. "Comment pouvez-vous laisser quelqu'un quitter un établissement psychiatrique après quatre jours quand il assure entendre des voix lui disant que la CIA lui demande de rejoindre certains groupes?", a-t-il critiqué lors d'une interview avec CNN. "Tout le monde ne réagit pas de la même manière en rentrant de la guerre. Certains se portent mieux que d'autres", a-t-il ajouté.

Comportement incohérent

Il y a deux mois, il s'était rendu dans un bureau du FBI à Anchorage, en Alaska. Il s'était présenté avec un chargeur, mais avait laissé son pistolet et son nouveau-né dans sa voiture. L'arme lui avait alors été retirée mais il avait pu la récupérer le 8 décembre, sans qu'on sache si c'est celle dont il s'est servi à l'aéroport, a fait savoir le chef de la police d'Anchorage Christopher Tolley.

Son comportement "incohérent" avait alarmé les agents qui le recevaient, au point qu'ils ont à l'époque contacté la police afin qu'il soit "examiné" dans un établissement psychiatrique, selon George Piro.

Selon un responsable fédéral contacté par Reuters, l'ex-militaire avait dit au FBI que son esprit était surveillé par une agence américaine de renseignement, qui l'obligeait, disait-il, à regarder des vidéos de l'organisation Etat islamique (EI). Les agents du FBI ont ouvert une enquête et conclu qu'il n'avait aucun lien avec des organisations terroristes, précise ce responsable.

Son nom n'a en tout cas pas été ajouté à la liste des personnes interdites de vol, selon les enquêteurs. "S'ils ont une maladie mentale, ou s'ils sont sur une liste d'interdiction de vol, ou s'ils sont des criminels condamnés, ils ne devraient pas avoir le droit de posséder des pistolets ou des fusils", a dit le shérif du comté de Broward, Scott Israel.

ATS