Toute l'actu en bref

Pour Gerhard Pfister, président du PDC, il faut réfléchir à un nouvel article constitutionnel sur la religion (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Un nouvel article sur la religion dans la Constitution, un assouplissement du frein à l'endettement et une réforme numérique du marché du travail. Trois mois après avoir pris les rênes du PDC, Gerhard Pfister esquisse le futur programme des démocrates-chrétiens.

On prend le PDC au sérieux sur les questions liées à la famille, il est désormais temps pour le parti d'acquérir "d'autres champs de compétence", explique son président Gerhard Pfister dans un entretien avec les hebdomadaires alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag.

Les sections cantonales et les membres du parti seront mis à contribution dans un sondage afin d'éclaircir la question et de voir dans quelle direction le PDC doit aller. "Nous voulons savoir ce qui est important pour eux, et ce qui nécessite des changements", indique M. Pfister.

La présidence du parti a d'ores et déjà défini trois thèmes. "Premièrement, nous demandons une politique financière tournée vers le futur, avec un fonds étatique pour l'avenir."

En ce moment, la Confédération continue de réduire ses dettes, alors même que les intérêts sont très bas et que le taux d'endettement est limité. Gerhard Pfister estime que le frein à l'endettement pourrait être revu, afin de faciliter des "investissements tournés vers l'avenir."

Burqa et numérisation

Deuxièmement, le PDC doit s'impliquer dans le débat sur l'Etat de droit et le fondamentalisme. "Peut-être devons-nous réfléchir à un nouvel article constitutionnel sur la religion", dit M. Pfister. Cela permettrait de régler quelles valeurs sont non négociables et valables pour tous.

Cela pourrait se faire dans le cadre d'un contre-projet à l'initiative contre le port de la Burqa au niveau national, lancée par la droite dure sous la direction du comité d'Egerkingen. Cette initiative vise un problème particulier, alors que la discussion est plus générale, selon lui.

Enfin, la numérisation de la société pose d'énormes questions dans le monde du travail. Le PDC doit s'en emparer et en faire un pilier de sa politique, estime Gerhard Pfister. "Que ferons-nous avec les gens qui ont avant tout des capacités pratiques, lorsqu'il ne restera du travail que pour ceux qui ont une formation académique", s'interroge-t-il.

Le Zougois Gerhard Pfister a été élu au mois d'avril dernier comme successeur de Christophe Darbellay. Il n'avait pas de concurrents. Il appartient à l'aile droite du parti.

sda-ats

 Toute l'actu en bref