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Hugo Barra retourne aux Etats-Unis après quatre années passées dans l'empire du Milieu (archives).

KEYSTONE/AP/Marcio Jose Sanchez

(sda-ats)

Hugo Barra, qui avait fait sensation en 2013 en quittant Google pour la vice-présidence du fabricant chinois de smartphones Xiaomi, a annoncé qu'il retournait aux Etats-Unis pour des raisons de santé, après avoir contribué à faire du groupe un géant des télécoms.

"J'ai réalisé que mon environnement un peu particulier des dernières années (en Chine) a fortement pénalisé ma vie et commence à affecter ma santé. Mes amis, ma maison et ma vie sont restés à la Silicon Valley", a déclaré lundi M. Barra dans un message sur Facebook, sans donner de précisions.

M. Barra a évoqué son expérience à la tête de Xiaomi comme "un voyage spectaculaire". Le groupe "est désormais en très bonne place pour poursuivre son expansion internationale", a-t-il conclu.

Xiaomi, qui n'était alors qu'une start-up inconnue hors de Chine, avait fait appel il y a quatre ans à Hugo Barra, haut responsable du mastodonte américain de l'internet Google et figure de la Silicon Valley, pour diriger ses activités internationales.

Ce recrutement très médiatisé avait marqué le début d'une insolente ascension: Xiaomi, créé en 2010, s'est rapidement transformé en géant industriel, s'imposant un temps au premier rang des ventes de smartphones en Chine, loin devant l'américain Apple et le sud-coréen Samsung.

Percées à l'étranger

Xiaomi a également réussi quelques percées à l'étranger, notamment en Asie du Sud-Est, en Russie, et surtout sur le gigantesque marché indien - où il réalise un milliard de dollars (1 milliard de francs) de revenus annuels et est devenu numéro trois des smartphones.

Il avait cependant connu en 2014 des déboires retentissants en Inde, où la justice avait suspendu ses ventes après un contentieux en propriété intellectuelle avec le suédois Ericsson.

En dépit de ses efforts, Xiaomi dépend toujours du marché chinois, où il réalise l'écrasante majorité de ses ventes.

Or, l'environnement s'est énormément compliqué pour lui en Chine, face à l'apparition d'une salve de concurrents locaux - dont les nouveaux venus Oppo et Vivo - sur le créneau du smartphone à bas prix.

Apple et Samsung derrière

Au troisième trimestre 2016, Xiaomi n'arrivait plus qu'au quatrième rang des ventes en Chine continentale (8,7% du marché, contre 16% un an auparavant), loin derrière Oppo et Vivo (environ 17% chacun) et le chinois Huawei (15,7%), mais devançant tout juste Apple et Samsung, selon le cabinet IDC.

La recette initiale de Xiaomi était de proposer des appareils haut de gamme mais bien moins chers que ceux d'Apple, en limitant de façon draconienne les coûts de production. Ses détracteurs l'ont longtemps accusé de copier sans vergogne le design et les technologies de ses concurrents.

ATS