Les 2500 avocats rattachés au tribunal de New Delhi qui doit commencer à juger jeudi les accusés du viol collectif d'une étudiante, décédée des suites de l'agression, ont annoncé mercredi qu'ils refuseraient de défendre les six suspects. Ces derniers risquent la peine de mort.

La première audience du tribunal du district de Saket (sud de New Delhi) doit s'ouvrir jeudi sur la présentation du rapport de 1000 pages dressé par la police.

"Nous avons décidé qu'aucun avocat ne se présentera pour défendre les accusés du viol, parce que ce serait immoral de défendre l'affaire", a annoncé à l'AFP Sanjay Kumar, un avocat membre du Barreau du district de Saket. Les avocats seront donc commis d'office.

Les cinq accusés sont majeurs. Le sixième suspect, qui aurait 17 ans, devrait être jugé par un tribunal pour enfants mais il subit actuellement un examen osseux pour vérifier son âge, a déclaré mercredi un porte-parole de la salle de commandement de la police de Delhi. En Inde, le meurtre est passible de la pendaison sauf pour les moins de 18 ans.

Selon "The Times of India", l'un des éléments d'accusation que compte présenter la police porte sur la destruction de preuves par le chauffeur du bus, qui a pris part au viol, a tenté de laver le véhicule et a brûlé les vêtements arrachés à la victime.

"Donner une leçon"

Selon la reconstitution des faits établie par la police, la jeune femme et son ami rentraient chez eux après une séance de cinéma. Ils ont alors croisé la route du bus, appartenant à une compagnie privée spécialisée dans le ramassage scolaire.

L'un des passagers les a convaincus de monter dans le véhicule en promettant de déposer l'étudiante chez elle. Après quelques minutes de trajet, l'ami de l'étudiante a commencé à avoir des soupçons sur les intentions des autres passagers, le bus quittant son trajet habituel et les hommes bloquant les portes.

Ces derniers ont alors reproché à la jeune fille de sortir la nuit avec un jeune homme. Celui-ci a tenté d'intervenir mais a été assommé à l'aide d'une matraque en métal. Les agresseurs ont alors décidé de "donner une leçon" à la jeune fille, le chauffeur l'entraînant au fond du véhicule pour la violer.

Durant une heure

Les cinq autres hommes ont fait de même tandis que l'autocar continuait de circuler dans les rues de la capitale. La jeune femme a été agressée sexuellement durant une heure, puis ses agresseurs ont tenté de l'écraser avec le bus. Elle a succombé samedi à ses blessures dans un hôpital de Singapour.

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