Israël veut limiter les appels à la prière des mosquées


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La mosquée Al-Aqsa au coeur de la vieille ville de Jérusalem (archives)

KEYSTONE/AP/MAHMOUD ILLEAN

(sda-ats)

Le parlement israélien a adopté mercredi en vote préliminaire deux projets de lois restreignant la liberté religieuse des Palestiniens. L'un vise à empêcher les appels à la prière des mosquées durant la nuit et l'autre à les interdire totalement.

Ces textes, qui doivent être votés en trois lectures avant d'avoir force de loi, ont provoqué une vague de colère dans le monde arabe lorsque le gouvernement israélien avait soutenu en février dernier un projet de loi interdisant aux mosquées d'employer des haut-parleurs pour l'appel à la prière tôt le matin et tard le soir.

Le premier texte adopté mercredi interdit les appels des muezzins la nuit de 23h00 à 07h00 le matin. Il a été présenté par le Foyer Juif, un parti nationaliste religieux membre de la majorité à la Knesset (parlement israélien), et adopté dans une atmosphère très tendu par 55 voix contre 47, a annoncé mercredi la Knesset dans un communiqué.

Ce premier texte est conforme à la proposition adoptée par le gouvernement israélien.

Qualité de vie des Israéliens

Le deuxième texte, plus restrictif, présenté par Israel Beiteinou, un parti nationaliste laïc lui aussi membre de la majorité, a été voté par 55 voix contre 48. Il prévoit une interdiction totale du recours à des haut-parleurs de mosquées dans les zones urbaines.

Les initiateurs de ces projets de lois ont invoqué la nécessité de réduire "les souffrances quotidiennes de centaines de milliers d'Israéliens exposés aux nuisances sonores des haut-parleurs des mosquées".

"La liberté de culte ne doit pas être appliquée au détriment de la qualité de la vie", a ajouté l'un des textes.

Londres prône deux Etats

En visite à Ramallah, le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a pour sa part assuré que son gouvernement restait attaché à une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien.

"La politique de notre gouvernement au Royaume-Uni est absolument inchangée", a déclaré M. Johnson à des journalistes, après avoir rencontré le ministre palestinien des affaires étrangères Riyad al-Malki. "Nous restons attachés à une solution à deux Etats, à cette vision, pour la résolution de ce conflit. Je pense vraiment que c'est possible", a-t-il assuré.

M. Johnson a toutefois dit croire que la nouvelle administration américaine en place à Washington représentait une "opportunité". "Il y a une volonté d'aborder les choses avec un regard neuf, et cela nécessitera du leadership des deux côtés, ainsi que de la vision et du courage", a-t-il dit sans aller plus loin dans ses déclarations.

Boris Johnson doit encore rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem au cours de sa première visite de travail depuis sa prise de fonctions en juillet dernier.

A Ramallah, M. Johnson a par ailleurs critiqué la construction de colonies israéliennes et s'est prononcé contre la violence palestinienne.

ATS

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