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Le nouveau Premier ministre turc Binali Yildirim doit participer à une prière en hommage aux victimes de l'attentat d'Istanbul (archives).

KEYSTONE/AP/BURHAN OZBILICI

(sda-ats)

Le Premier ministre turc devait se recueillir mercredi sur les lieux de l'attentat à la voiture piégée qui a fait 11 tués, dont 6 policiers, la veille au coeur d'Istanbul. A l'est du pays, un nouvel attentat a tué trois personnes mercredi et fait au moins 30 blessés.

L'attaque à la voiture piégée a frappé le siège de la police à Midyat, une ville située au nord de la frontière syrienne, dans la province de Mardin, ont rapporté les médias turcs. Selon la chaîne CNN-Türk, un véhicule bourré d'explosifs a tenté de forcer un barrage de sécurité devant le poste de police avant que des policiers en faction tirent sur le chauffeur, qui a alors déclenché la charge.

Un policier et deux civils ont été tués et une trentaine de personnes blessées, a déclaré le Premier ministre turc, attribuant l'attaque aux rebelles kurdes. "L'auteur de cette attaque est l'organisation meurtrière PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)", a indiqué Binali Yildirim aux journalistes à Istanbul sur les lieux d'un attentat qui a tué 11 personnes la veille dans un quartier historique de la ville.

Erdogan accuse le PKK

Selon les médias turcs, 36 personnes blessées par l'explosion à Istanbul étaient toujours hospitalisées mercredi. Cinq d'entre elles étaient dans un état grave.

Un cordon policier était toujours en place autour du site de l'explosion, selon une journaliste de l'AFP. Dans le quartier de Beyazit, près de la station de métro Vezneciler, où s'est produit l'attentat, des bâches et des drapeaux turcs ont été accrochés aux bâtiments pour masquer les dégâts.

Les employés municipaux ont nettoyé l'essentiel des débris au petit matin, a rapporté l'agence de presse Dogan. L'interrogatoire de quatre personnes interpellées mardi se poursuivait mercredi, selon la chaîne d'information NTV.

Des hélicoptères survolaient mercredi matin la plus grande ville de Turquie. Istanbul est secouée depuis le début de l'année par une série d'attaques attribuées aux djihadistes ou aux rebelles kurdes, qui ont plongé le secteur clé du tourisme en crise.

Entre douleur et vengeance

L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais le président turc Recep Tayyip Erdogan a désigné mardi les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Une prière en hommage aux victimes de l'attaque à laquelle doit participer le Premier ministre turc est prévue vers 12h00 à la mosquée Fatih, située non loin.

La très grande majorité des quotidiens turcs consacraient mercredi leur une à l'attentat d'Istanbul, oscillant entre douleur et esprit de vengeance: "Nouvelle embuscade perfide", déplorait Hürriyet; "Nous leur ferons payer", jurait Sabah; "5 bombes en 5 mois", soulignait Cumhuriyet.

sda-ats

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