Toute l'actu en bref

Tant que le monde n'est pas parfait, il y a du travail, estime l'ancien vice-président de la Banque Nationale Suisse (BNS), Jean-Pierre Danthine. Interrogé au sujet de l'initiative pour un revenu de base pour tous, il a plutôt plaidé pour "un emploi inconditionnel".

"Tout le monde a le droit à un emploi. Et si le secteur privé n’est pas capable de le fournir, c’est l’Etat qui doit s’en charger", argue Jean-Pierre Danthine dans un entretien accordé au journal Le Temps.

"Un tel système ne serait évidemment pas gratuit", reconnaît-il dans l'édition de samedi du quotidien. "Mais réfléchir dans cette direction, en compagnie du secteur privé, me paraît beaucoup plus productif".

Pour l'ancien numéro deux de la BNS, il serait "vraiment absurde que l'Etat verse des allocations sans (...) une exigence de travail à la clé". S'il concède qu'il y a quelque chose de désagréable dans cette idée de donnant-donnant, il reste convaincu qu'un tel système peut être conçu et perçu d’une manière positive. Et de noter que la majorité des citoyens trouvent plus valorisant un salaire qu'une allocation automatique.

"Avoir de l'avance"

Dans cette longue interview, l'ancien banquier central revient également sur la question du taux plancher pour l'euro. Lors de sa mise en place, "nous avons un peu été les sauveurs de la nation, pendant de nombreux mois. C’était très gratifiant", confie-t-il.

L'option d'abandonner le taux plancher était ensuite sur la table à chaque séance de direction générale. "Nous avons systématiquement pesé les pour et les contre. Et nous savions aussi qu’au moment où les arguments en faveur de l’abandon du plancher s’imposeraient clairement, il serait trop tard. Nous devions avoir de l’avance", conclut-il.

sda-ats

 Toute l'actu en bref