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L'état d'urgence a été prolongé en Turquie. Il donne des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour licencier des fonctionnaires et fermer des associations et groupes de médias. Il permet aussi aux autorités de prolonger la détention de personnes sans avoir été inculpées (image symbolique).

KEYSTONE/AP/EMRAH GUREL

(sda-ats)

Le Parlement turc a voté mardi la reconduction pour trois mois de l'état d'urgence à compter du 19 janvier, rapporte l'agence de presse Anatolie. La décision intervient trois jours après un attentat meurtrier dans une discothèque d'Istanbul.

L'état d'urgence, instauré pour trois mois après le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier, a été une première fois prolongé de trois mois à la mi-octobre. Il a conduit notamment à l'arrestation de plus de 41'000 personnes et a suscité l'inquiétude de l'Union européenne.

Le gouvernement turc, qui avait demandé au Parlement une prolongation de l'état d'urgence, a expliqué qu'elle était nécessaire pour éradiquer l'influence au sein des institutions turques de la mouvance du prédicateur turc Fethullah Gülen, ennemi juré du président Recep Tayyip Erdogan. Fethullah Gülen a démenti être à l'origine du coup d'Etat manqué de juillet comme l'en accuse le gouvernement turc.

L'état d'urgence donne des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour licencier des fonctionnaires et fermer des associations et groupes de médias. Il l'autorise également à légiférer par ordonnance sans passer par le Parlement. Il permet aussi aux autorités de prolonger la détention de personnes sans avoir été inculpées.

La Commission de Venise, organe consultatif du Conseil de l'Europe, a estimé le mois dernier que les autorités turques avaient de "bonnes raisons" de proclamer l'état d'urgence. Elle note néanmoins que les mesures prises ont outrepassé ce qu'autorisent la Constitution turque et le droit international.

Attentat

L'attentat commis la nuit du réveillon du Nouvel An au Reina, l'une des plus célèbres boîtes de nuit de la métropole turque, a fait 39 morts, pour la plupart des étrangers. L'assaillant présumé est en fuite.

ATS