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Ici avec son supérieur hiérarchique, le conseiller fédéral Guy Parmelin, lors de sa présentation à la presse vendredi, le Valaisan Philippe Rebord sera le nouveau chef de l'armée suisse dès le 1er janvier.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

L'achat d'un nouvel avion de combat est l'un des grands défis qui attendent le nouveau chef de l'armée suisse, Philippe Rebord. "Ce sera peut-être plus facile pour un terrien de faire avancer ce projet", constate le Valdo-Valaisan.

Le projet, qu'il faut lancer rapidement "si on veut éviter un vide stratégique à l'horizon 2023-2025", sera "porté d'abord par les Forces aériennes", rappelle Philippe Rebord lors d'un entretien avec Le Matin Dimanche. Mais un commandant provenant de l'armée de terre sera peut-être "plus neutre, plus objectif, pour en apprécier les différents éléments", étaye celui qui reprendra les rênes de l'armée suisse en janvier 2017 des mains d'André Blattmann.

Interrogé sur la polémique liée à sa nomination, le futur commandant de corps "pense que la langue n'a pas joué de rôle dans le choix" de Guy Parmelin. Il considère par ailleurs le bruit généré autour de la décision du conseiller fédéral de "tempête dans un verre d'eau", reprenant justement les propos du patron du Département de la défense.

Plusieurs parlementaires alémaniques ont mis la pression ces dernières semaines sur Guy Parmelin pour éviter la nomination du Romand. Ils lui reprochaient de ne s'entourer que de personnes parlant la langue de Ramuz, relève Le Matin Dimanche. Le ministère de la défense avec ses 77% d'employés d'outre-Sarine est le moins latin des départements, rappelait toutefois le titre il y a deux semaines.

Philippe Rebord ne pense pas que ses origines lui compliqueront la tâche. Il ne sera pas plus attendu au tournant que s'il était alémanique ou tessinois. "Qui que ce soit à ce poste est attendu au contour", répond-il philosophe.

sda-ats

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