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Des thèmes controversés comme l'armée, l'asile et la sécurité ne sont pas abordés dans les positions de l'aile réformiste du PS.

KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE

(sda-ats)

L'aile droite du PS avait lancé en décembre une plate-forme afin de rassembler les "modérés" du parti. Dans un document présenté lundi, les initiants du projet ont du mal à se positionner concrètement et écartent des thèmes controversés comme l'asile.

"L'image du PS au sein de la population est fortement influencée par le cours franchement gauchisant", peut-on lire dans le document de base contenant les valeurs et positions de l'aile droite du parti. Les conseillers aux Etats Pascale Bruderer-Wyss (AG) et Daniel Jositsch (ZH) l'ont présenté lundi devant les médias à Berne aux côtés d'autres représentants du mouvement réformiste.

A la question d'un journaliste leur demandant de nommer un exemple concret de cette tendance gauchisante, les intervenants sont cependant restés très vagues. Certains membres du PS ont des idées trop idéologiques et pas assez pragmatiques, a affirmé Erich Fehr, maire de Bienne. Par exemple, abattre le capitalisme, comme l'avait prôné le président du parti, Christian Levrat, lors du congrès du PS début décembre.

Une minorité (14%) du parti émanant de l'aile droite avait alors refusé le papier de position sur la "démocratie économique". "Nous sommes pour une économie forte mais sociale", a expliqué M. Fehr, citant l'une des neuf positions du document présenté à la presse.

Le message central est la liberté individuelle, a pour sa part tenu à souligner Daniel Jositsch. Liberté qui "doit être protégée contre toute incursion abusive de l'Etat". Ce dernier ne doit intervenir que lorsqu'il s'agit d'éviter les excès ou de protéger les plus faibles.

Rien de concret

Protection sociale, égalité des chances, partenariat social, numérisation, marché du travail flexible, libre-échange et accords bilatéraux constituent les autres points du document de l'aile réformiste. Mais aucune des neuf prises de position n'est concrète.

Autre aspect relevé par un journaliste: des thèmes controversés comme l'armée, l'asile et la sécurité ne sont tous simplement pas abordés. Il est clair que nous devrons nous emparer de ces sujets, a concédé Daniel Jositsch. Et de préciser que, par le passé, des représentants de l'aile droite se sont déjà exprimés avec pertinence sur ces thèmes.

L'aile réformiste est très hétérogène, a justifié Pascale Bruderer-Wyss. "Le document n'est pas un manifeste". Le but n'est pas de bouger tout le parti à droite, mais de montrer que le PS est un parti large et qu'il y a de la place pour le débat et des idées différentes.

Christian Levrat fait savoir qu'il se réjouit que les membres du PS s'organisent, s'investissent de manière active et augmentent ainsi la visibilité du parti.

Peu de Romands

Depuis le lancement de la plate-forme le 14 décembre, celle-ci rassemble 800 inscrits, dont 500 membres actifs du PS. Le tiers restant est formé de personnes intéressées par la politique. La plate-forme compte toutefois peu de Romands, selon Mme Bruderer-Wyss.

Les initiateurs du projet sont convaincus que le mouvement va s'élargir, car tout le monde ne se reconnaît pas dans les idées directrices du PS. L'un des objectifs de l'aile droite du parti est notamment de gagner des électeurs.

La procédure de consultation, qui court jusqu'à fin mars, va permettre aux membres inscrits de commenter les neuf points du document. Sur cette base, des positions plus concrètes seront élaborées.

Le président du parti espère que le papier "encore très général" se concrétisera. Ce n'est qu'en débattant sur des idées concrètes que le PS peut continuer de se développer et renforcer sa position en tant que force dominante progressive et sociale dans le pays.

ATS