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Mue par un état d'esprit admirable, l'Islande s'est invitée en 8e de finale. Au Stade de France, les petits poucets de l'Euro 2016 se sont imposé 2-1 contre l'Autriche de Marcel Koller.

Avec un point, l'Autriche termine à la dernière place du groupe F, ce qui correspond parfaitement à ce qu'elle a proposé pendant le tournoi.

Alors qu'un nul les assurait de la qualification, les Islandais, dans les limites de leurs moyens techniques mais avec beaucoup de coeur, ont d'emblée tenté de forcer leur fabuleux destin. Après un missile sur le poteau lancé par Gudmundsson à la 2e, ils ont ouvert le score à la 18e par Jon Dadi Bödvarsson, à la réception d'une longue touche prolongée de la tête.

Si elle a continué de susciter une forme d'admiration jusqu'à la pause - elle a quand même eu chaud car Dragovic a bénéficié d'un penalty qu'il a toutefois tiré sur le poteau à la 37e -, l'Islande s'est contentée de défendre en seconde période, ce qui lui a fait vivre de nombreuses situations dangereuses dans sa surface.

Mais elle a tenu, sauf sur un beau but signé Schöpf à la à la 60e, avant de porter l'estocade à la 94e par Traustason. Tout le monde connaîtra bientôt sur le bout des doigts la déjà célèbre suite de nombres 329-23-15-100.

Les numéros gagnants de la loterie ? Le code d'un coffre-fort ? Non, la combinaison de la boîte à rêves ! 329'000 habitants, 23'000 joueurs licenciés mais que 15'000 hommes pour un total de 100 professionnels: voici l'Islande, huitième de finaliste de l'Euro 2016. Il y a fort à parier, samedi contre l'Angleterre, qu'il n'y aura pas que des Islandais qui soutiendront des Strakamir Okkar (nos enfants) devenus un peu, aussi, les rejetons de tout le continent.

"L'Autriche a créé la sensation en Europe", avait fanfaronné Leo Windtner, le président de la Fédération, au sortir de qualifications maîtrisées (neuf victoires et un nul). Des paroles qu'il s'agit désormais de ravaler. Arrivé en France bouffi d'orgueil après une apparition dans le top 10 du classement mondial, das Team n'a strictement rien montré durant ses trois matches. Strictement rien, sauf dans les 45 dernières minutes mercredi. Soit une mi-temps sur six disputées...

Persuadée qu'elle avait changé de catégorie, l'Autriche va de son côté devoir procéder à une sérieuse introspection. "Nous ne sommes plus les petits Autrichiens, nous avons de l'ambition, nous jouerons comme toujours pour gagner", des phrases que l'on a souvent entendues depuis un an. Avertissement: toute ressemblance entre das Team et l'autre équipe nationale d'un pays voisin serait fortuite...

sda-ats

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