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Pour Norman Gobbi (Lega), seuls des Suisses doivent être engagés dans les secteurs sensibles de l'administration (archives).

KEYSTONE/TI-PRESS/BENEDETTO GALLI

(sda-ats)

L'Italie n'apprécie guère les déclarations de Norman Gobbi dans l'affaire de corruption au service tessinois des migrations impliquant un Italien naturalisé. Le léguiste juge préférable de n'engager que des Suisses dans certains secteurs sensibles de l'administration.

Dans une lettre adressée samedi au TagesAnzeiger, dont l'ats a obtenu copie, l'ambassadeur d'Italie en Suisse Marco Del Panta se dit "franchement surpris des déclarations du conseiller d'Etat". Il juge "inopportun" de traiter cette question du point de vue des nationalités, soulignant que "les Italiens n'ont pas le monopole de la corruption".

Norman Gobbi avait déclaré mercredi dernier que depuis 2011, seuls des Suisses sont engagés au Service des migrations, ce qui a permis de réduire le risque d'abus, selon lui. Engager un Italien était une erreur, a-t-il précisé jeudi dans le quotidien alémanique, ajoutant qu'à sa connaissance, il n'y a pas de Suisses dans l'administration italienne.

Il a encore réitéré cette conviction samedi sur Facebook: qui veut garantir la souveraineté de l'Etat doit s'assurer que dans des domaines sensibles comme la migration, seuls des citoyens suisses sont engagés. M. Del Panta répond en soulignant qu'il y a bel et bien des Suisses dans l'administration italienne, "et nous sommes heureux de les avoir", note-t-il.

Engagé en 2009

Une des six personnes impliquées dans cette affaire de corruption révélée mercredi est un Italien de 28 ans engagé en 2009, donc avant la réglementation évoquée par M. Gobbi. Il a été naturalisé ultérieurement.

Avec cinq autres prévenus, le double-national avait octroyé contre espèces sonnantes et trébuchantes de faux permis de séjour au Tessin et dans d'autres cantons. Le Ministère public enquête pour corruption active et passive, traite d'êtres humains, infractions à la loi sur les étrangers et vol.

ATS